« Une fois que c’est fait, ils ne pourront plus rien faire. Et ensuite quand c’est fait, ils oublient. » Il semblerait peut-être que ce soit un langage d’usage dans le « village » de Castelnau-le-Lez sur les questions d’urbanisme, pour certaines personnalités politiques. Existeraient-ils, ce genre de propos étranges, signe d’une maladie de la démocratie : la condescendance politique ?

La barbarie de l’urbanisation à la parcelle ou l’irrespect de ses administrés ? Lundi 22 juin, en urgence, semble-t-il, la métropole de Montpellier, Castelnau-le-Lez, et le promoteur auraient étudié les solutions concernant la rue de Salaison, et le chantier du Clos des Oliviers ? Frédéric Lafforgue, maire de Castelnau-le-Lez, avait précisé au correspondant d’un journal local que c’était la Métropole, responsable des voiries qui avait donné « un avis favorable au permis de construire ainsi qu’à ses accès. » Mais en affirmant que : « la mairie demandera un suivi de l’état sanitaire du chêne par les services de l’ONF, » en fonction de l’issue choisie, l’élu laisse donc supposer que ce centenaire pourrait rapidement être amputé de ses racines. Et quid des conditions de vie modifiées de Mr Bedos et de tous les riverains ?

[VIDEO] Reste une réalité : la souffrance du manque de considération et l’incertitude sur l’avenir. Interview de Christian Bedos propriétaire de la maison et du chêne, présent devant la métropole, et nullement invité à participer à cette réunion précipitée.

Candidate le 28 juin prochain, Mathilde Borne avec certains de ses colistiers était venue donner de la voix, « Sauvons le chêne » pour soutenir les riverains, et marquer l’absurdité de cette concertation unilatérale plutôt tardive, à quelques jours du second tour des municipales. Réunion qui aurait pu exister bien avant, avec une intelligence démocratique, ou pour le moins avec un peu de compassion.

L’urbanisation à Castelnau-le-Lez : cas d’école avec le Clos des Oliviers

[VIDEO] Nul n’est à l’abri de ces poussées de béton. Explications de la situation avec Karine Menichetti de la famille Bedos, la vision de Dominique Ruiz-Nurit conseillère municipale d’opposition et aujourd’hui candidate avec Ensemble pour Castelnau, et un point sur l’ensemble de la démesure de l’urbanisation avec Henri Rouilleault lui aussi colistier de Mathilde Borne. Interviews :

Henri Rouilleault est direct, pour lui : « Frédéric Lafforgue a fait un permis à toute vitesse dans des conditions tout à fait surprenantes […] sans souci pour la qualité de vie non seulement des résidents des différents secteurs proches de la Pompignane, mais aussi des futurs résidents qui habiteront cet immeuble de 32 logements. »

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