Exercice POLMAR-Terre à La Grande-Motte (© AM)
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L’exercice de simulation d’une pollution marine arrivant à terre était organisé ce mercredi 20 octobre, dans le port de La Grande-Motte, ainsi que sur la plage de l’Espiguette.

Issue d’une collaboration des directions départementales des territoires et de la mer de l’Hérault (DDTM 34) et du Gard (DDTM 30), la simulation consistait en un déversement de fioul lourd depuis un navire-citerne en provenance de Marseille-Fos et à destination de Port-La-Nouvelle, ayant subi une collision au large. Elle devait permettre de mettre en place et de contrôler les futurs dispositifs de protection, notamment les barrages flottants, et d’organiser des chantiers de récupération du polluant aux abords des barrages.

Après une journée de formation hier, c’était, ce mercredi, le grand jour pour l’opération prévue depuis de longs mois, mais adaptée à la dernière minute au léger mauvais temps de la matinée.

Alors qu’en 2018, une collision au large du Cap Corse avait pollué tout le littoral méditerranéen du Var à la frontière espagnole, la nécessité d’un tel exercice se faisait plus que ressentir. Le dernier exercice de ce type, datant de 2017 dans l’Hérault et de 2006 dans le Gard.

L’exercice s’inscrit dans le cadre du dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile). Les dispositifs POLMAR(POLlutions MARines)-Terre constituent un ensemble de mesures mises en place pour lutter contre les pollutions marines de grande ampleur par hydrocarbures (type dégazage, déballastage, avarie, abordage ou accident en mer/sur un estuaire) qui pourraient toucher le littoral de l’Hérault et du Gard. Les pollutions de faible et moyenne ampleur sont directement gérées par le maire de la commune concernée dans le cadre du plan communal de sauvegarde (PCS). La pollution en mer est gérée quant à elle par le POLMAR-Mer, sous la responsabilité du préfet maritime.

Ce mercredi, l’exercice avait un quadruple objectif : évaluer l’efficacité des dispositifs ORSEC POLMAR-Terre du Gard et de l’Hérault respectivement mis à jour en 2019 et 2021, entrainer les personnels à ce type d’intervention, mesurer la disponibilité et l’efficacité des matériels et sensibiliser les élus et  personnels pouvant intervenir en cas de crise. Des exercices nécessaires, comme le précise la sous-préfète de l’Hérault, Emmanuelle Darmon, « ce type d’exercice est important pour tester la chaîne d’alerte, se former et former les collectivités territoriales ».

« Cet exercice a nécessité un important travail de préparation », complète Matthieu Gregory, Directeur de la DDTM 34, « il nous permet de tester la coordination des moyens et la formation des agents ». Pour son collègue gardois, l’exercice avait une résonance particulière « en 2018, la plage de l’Espiguette a été touchée par la catastrophe corse, nos 18 km de côte constituent un littoral très riche et très menacé », précise Jean-Emmanuel Bouchut, Directeur adjoint de la DDTM 30, « l’exercice doit aussi permettre de corriger un certain nombre de problèmes et de limites ».

Une inquiétude partagée par Robert Crauste, Maire du Grau du Roi, « ce type d’exercice montre bien que la chaîne indéfectible entre l’État et la collectivité à fait ses preuves, nous sommes mobilisés,  s’exercer est important, et nous assumons notre part », évoquant notamment la pollution survenue il y a quelques années, alors que 700 kg de billes d’hydrocarbure s’étaient déposés sur la Plage de l’Espiguette. « Les exercices pratiques grandeur nature sont nécessaires, même si les conditions météorologiques ne sont pas excessivement bonnes », conclut de son côté l’adjoint au maire de La Grande-Motte, Bernard Rey.

En pratique, la matinée a notamment mobilisé 140 agents d’une quinzaine de structures et 14 moyens nautiques pour un financement global de 42k€ pour la journée de formation et les exercices conjoints.

À La Grande-Motte, l’exercice devait permettre de tester un dispositif de protection spécifique, la pose de barrage de protection d’une longueur de 200m, l’installation initialement prévue sur la passe des Abymes n’ayant pu être installée en raison du mauvais temps. Sur la plage de l’Espiguette, c’est un chantier de nettoyage des polluants qui était expérimenté, avec notamment un exercice de secours à la faune sauvage. Lors de cet évènement, les centres opérationnels départementaux (COD) ont été activés dans les deux préfectures d’Occitanie et un poste de commandement opérationnel (PCO) a été mis en place au centre nautique du port de La Grande-Motte.

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