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C’est sous une météo plutôt nordiste que gardoise avec un ciel bas et gris, ajouté à un léger crachin, que se déroulait ce mercredi 21 avril au Parnasse de Nîmes le choc entre des Nîmois, en pleine confiance après plusieurs victoires successives, et les solides joueurs de l’US Dunkerque en match en retard de la 18e journée du Championnat de France de handball. Un report dû à des cas Covid dans l’équipe nordiste.

Que son équipe domine ou soit malmenée sur le terrain, c’est toujours avec cette même inépuisable rage de vaincre que Patrick Cazal, emblématique entraîneur de l’US Dunkerque Handball vit ses matchs. Une hargne qu’il tente de transmettre depuis son banc de touche, à sa façon, à ses joueurs sur le terrain. Ces derniers ont plutôt à intérêt à être attentifs aux consignes données.

Tantôt père fouettard, tantôt dynamiseur quand il sent que ses joueurs doutent suite à plusieurs actions offensives infructueuses, son côté volcanique lui coûte aussi parfois d’avoir maille à partir, verbalement, avec l’arbitrage. Comme cela a encore été le cas, après un échange verbal tendu avec les arbitres du bord de terrain peu après 20 minutes de jeu en première mi-temps, alors que son équipe faisait jeu égal avec de coriaces Gardois.

La suite de la première période a du irriter le quinquagénaire nordiste. Inexorablement, il a vu ses ailiers lâcher progressivement prise, permettant à leurs adversaires directs de prendre l’avantage sur le parquet comme au tableau d’affichage. Les deux équipes rentraient aux vestiaires avec deux buts d’avance pour les locaux. (17/15, pour Nîmes. mi-temps.). La fin de la première période ? Patrick Cazal ne l’a pas vraiment regardé. Il était déjà loin du terrain, tête basse, proche du passage entre le terrain de jeu et le vestiaire des visiteurs. Le manager nordiste songeait déjà aux consignes à donner à ses joueurs à la pause.

Une deuxième mi-temps très accrochée.

Les fameuses consignes ont bien été respectées dès la reprise du match. Les nordistes s’appuyaient sur une défense solide et solidaire. Appliqués, ils gênaient les attaques gardoises, bien aidées par leur gardien Samir Bellahcene. C’est plutôt logiquement qu’ils prenaient l’avantage au tableau d’affichage (20/22, 43e puis 22/24 46e minute.).

Agacés de voir ainsi ses protégés mis sous l’éteignoir par les robustes nordistes, Franck Maurice manager gardois, posait un temps mort. Debout et entouré de ses hommes, l’entraîneur des crocos gardois se chargeait avec ses mots de remobiliser toute son équipe. Les conséquences de ce temps mort se voyaient immédiatement. L’écart pris par les Dunkerquois se réduisait en très peu de temps à néant. Mieux, pour les Nîmois, ils reprenaient leur marche en avant et gardaient en respect des Dunkerquois qui recommençaient à commettre de petites fautes.

C’est sur l’une d’elle, à 8 petites minutes de la fin que l’arrière droit dunkerquois Gabin Martinez, fraîchement remplacé, subissait les foudres de son entraîneur, Patrick Cazal. Il venait de rater une occasion de laisser Dunkerque dans le match. Suite à son échec, les Gardois prenaient le large au score (27/25, 56e).

Dans une fin de match très accrochée, Patrick Cazal a pu apprécier de voir ses joueurs, revenir au courage, sur des Nîmois qui avaient toujours l’avantage au score. De façon logique, les deux équipes se quittent sur le score de 29/29. La déception, ce soir, était côté gardois. Patrick Cazal, lui, a répondu à la presse tout en pensant sûrement déjà un peu, aux prochains matchs des nordistes.

Réactions d’après match

Patrick Cazal (Manager, US Dunkerque Handball) :

Franck Maurice (entraîneur, USAM Nîmes Gard) : « Ce soir, c’est clairement un point de perdu pour nous, dans ce championnat. On a fait quelques bonnes séquences, mais on a manqué d’agressivité, je trouve. À des moments, on loupe des balles pour prendre 3 buts d’avance. Durant tout le match, on a alterné des immanquables faces au but et des pertes de balles dont eux, ont su profiter. On a manqué d’agressivité par moments et de lucidité dans leur camp, à d’autres moments du match. En première période, les deux équipes ont mis moins de gaz, moins d’énergie que d’habitude. On leur offre trop de ballons. On leur en donne 5 ou 6. Ce n’est pas possible. On loupe 4 buts tout faits. Ces 4 immanquables-là doivent nous permettre de les décrocher au score et cela n’est pas le cas. On est sur une longue série, Dunkerque aussi. Les organismes sont touchés. On manque de fraîcheur parfois, de lucidité à d’autres moments. Dans l’équipe, il manque Acquevillo et Salou. Des gars comme ça nous apportent un plus dans ces registres-là et ce soir, ils ne sont pas là, ils sont blessés. »

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