Le Président de la République a annoncé le 31 mars une nouvelle étape dans les mesures sanitaires renforcées pour freiner l’épidémie avec le passage en distanciel des enseignements dans les écoles, les collèges et les lycées pour deux semaines encadrant la période avancée des vacances scolaires.
Malgré tout, les mois d’épidémie passent et le gouvernement maintient et renforce sa politique de destruction des services publics. Dans les différentes Fonctions Publiques cette politique s’applique au détriment des conditions de travail et de vie des personnels et remet en cause gravement la qualité des services publics rendus à la population : éducation, enseignement supérieur, santé, médicament, services territoriaux, aide à la petite enfance, etc.
Plus que jamais il est impérieux de rester mobilisé.es, pour faire comprendre l’urgence des décisions à prendre pour la défense des services publics.
Mardi 6 avril et Jeudi 8 avril sont deux journées nationales d’actions et de mobilisations.
Le 6 avril pour défendre la Fonction publique, les services publics, les salaires et les emplois, le 8 avril pour défendre les droits des AESH.
Le mardi 6 avril 2021- Fonction Publique – à 12h30, la FSU 34 appelle dans un cadre intersyndical (CGT, FSU et Solidaires) tous les personnels à participer au rassemblement prévu devant la préfecture du Montpellier (Place des Martyrs de la Résistance).
Ensemble, nous exigeons : un plan d’urgence pour l’ensemble des services publics, un plan pluriannuel de recrutement de fonctionnaires, la titularisation des contractuels, la fin de la précarité, la revalorisation de nos carrières, le dégel du point d’indice et l’égalité salariale femme/homme, l’abrogation de la loi de transformation de la fonction publique et le maintien des CHSCT et des CAP, et le renforcement du statut général.
Le jeudi 8 avril 2021 – AESH – à 12h30, la FSU 34 appelle dans un cadre intersyndical (CGT, FNEC-FP-FO, SUD-educ et FSU) au rassemblement prévu Place Candolle à Montpellier.
Dans cette période tendue pour tous et toutes aucun propos n’a été prononcé pour saluer l’engagement total auprès des élèves en situation de handicap des AESH. Rien concernant les tests ou la vaccination. Pire on apprend qu’il pouvait leur être demandé de venir travailler dans les établissements sans aucun cadre ni justification, en contradiction avec les propos du Président de favoriser le télétravail.
En toute responsabilité et face à la gravité des enjeux, les organisations syndicales organisent, partout en France, des rassemblements déclarés en Préfecture pour soutenir les AESH et dénoncer : les conditions de travail, les salaires et la précarité, la mutualisation dans le cadre des PIAL, le manque de reconnaissance de métiers essentiels au service public d’éducation.
Les rassemblements revendicatifs, dès lors qu’ils sont déclarés à la Préfecture, ne sont pas interdits y compris depuis les annonces du Président de la République. Le port du masque et le respect des gestes barrières restent obligatoires.
Pour ces deux journées des préavis de grève ont été déposés dans les trois versants de la Fonction Publique.
FSU 34