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[VIDÉO] Au lendemain des annonces aussi ciselées que fermes du Président de la République Emmanuel Macron, la municipalité de Nîmes organisait ce matin une visite de presse pour présenter à la presse régionale son système d’organisation pour vacciner les habitants âgés les plus isolés. Reportage.

Le rendez-vous avait été fixé peu après 10h devant le Centre Social Culturel et Sportif Simone Veil dans un des quartiers populaires de la capitale gardoise. Sur place, Dolorès Orlay-Moureau et François Courdil, respectivement adjoints à la Santé et aux Centres Sociaux de la ville sont déjà présents. L’accueil se veut convivial autour d’un café et d’un bref échange avec les responsables du centre social.

Très vite, le binôme d’élus se met en route. Chacun complète l’autre dans les explications de l’organisation mise en place, sans jamais empiéter sur les prérogatives de l’autre. C’est François qui, d’emblée, donne le la. « Pour la Covid, sur la vaccination, on a pris la main sur les vaccins de façon appliquée, rigoureuse et on aide les personnes âgées isolées de A à Z ».

« On a fait au préalable avec François (Courdil. NDLR) et ses services, un long travail minutieux, structuré pour connaître au mieux les lieux où résident les personnes âgées isolées dans toute la ville. On s’est appuyés sur les listes des personnes qui sont aidées par l’un des 6 centres sociaux que la ville gère« , complète Dolorès Orlay-Moreau avant d’ajouter « une fois ce long travail entièrement fait, on a mis en place un système de navettes en minibus au départ de ces centres sociaux vers le centre de vaccination au stade des Costières. Ils viennent avec nous (la ville, NDLR), ils se font vacciner puis on les ramène en bas de chez eux. On ne les laisse jamais en pleine rue. On s’assure toujours qu’ils reviennent en bas de chez eux. »

Justement, le hasard fait bien les choses. Une navette était prévue au départ du Centre Simone Veil ce jeudi matin peu après 11h. Les élus saluent les responsables du site et s’éclipsent vers d’autres occupations d’élus. Les journalistes, eux, sautent dans le minibus et suivent ainsi jusqu’au bout, le déroulement d’une « navette » normale, comme il en existe une à deux par semaine, depuis la fin de l’hiver.

Après quelques minutes de route, les trois personnes âgées isolées et la poignée de journalistes présents arrivent au pied du stade des Costières. « C’est la première fois que je viens ici sans assister à un match des crocos », s’amuse un des Gardois présents dans la file d’attente pour se faire vacciner, dans l’enceinte du stade qui accueille habituellement les matchs du Nîmes Olympique.

À l’intérieur, une nuée d’agents municipaux et de membres de la Croix-Rouge veillent à ce que tout se passe au mieux.

Chaque retraité qui arrive là est pris en charge par un agent qui transmet ensuite le dossier à un médecin nîmois présent sur place. Chacun sait exactement ce qu’il a à faire. Les rôles sont bien respectés. Et pour cause, le site a ouvert à la fin du mois de janvier dernier. Après deux mois, la coordination entre les personnes présentes à l’organisation de la vaccination est désormais bien huilée.

Les trois personnes âgées du quartier Valdegour sont prises en charge et n’ont que très peu d’attente. Accueil, prise en charge par le médecin, vaccination, temps de repos. Tout se passe correctement. Agés de plus de 80 ans, ils sont tout sourire lorsqu’ils attendent durant 30 longues minutes, après la vaccination. « C’est le médecin qui demande à ce que chaque patient, attende entre 15 et 30 minutes après la piqûre pour s’assurer qu’il n’y ait ni malaise vagal, ni contre coup. Depuis l’ouverture ici, on a environ 1 à 2 malaises par semaine et on a eu à transférer 1 personne directement à l’hôpital de la ville suite à un sérieux malaise », précise un responsable de la Croix Rouge gardoise présent sur place.

Des chiffres qui sont à relativiser par rapport à la quantité de vaccinations effectuées chaque semaine. « On monte en puissance petit à petit. Dans cette semaine du 1er avril, on sera à 1000 vaccinations faites« , précise une des responsables du vaccinodrome gardois. Les deux retraités du quartier Valdegour n’ont rien entendu du tout. Ils sont déjà prêts à rentrer chez eux. La seule qu’ils savent, c’est « qu’il faudra revenir le 25 avril prochain pour la deuxième piqûre. C’est dans un mois ». Au vu du déroulement fluide présenté ce matin à la presse par les élus gardois, les Nîmois de plus de 70 ans peuvent être apaisés à l’idée de venir prendre cette seconde piqûre obligatoire.

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