CHU de Montpellier (© CDS)
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Pierre Ricordeau, Directeur Général de l’ARS (Agence Régionale de Santé) Occitanie, fait le point sur la situation de la pandémie dans la région. Verdict ? Si la situation s’était améliorée à l’échelle régionale, la dégradation constatée à l’échelle nationale n’a pas épargné l’Occitanie.

À la hausse ces derniers jours, la pandémie de la Covid-19 rappelle que la situation était fragile bien qu’elle fût atténuée au mois de février. Pierre Ricordeau souligne encore « l’importance absolue de respecter le plus possible les gestes barrières, la distanciation sociale, le dépistage dès la constatation de symptômes tout en respectant l’isolement quand on est malade. »

Même si la situation est hétérogène au sein de la région, la tendance à la dégradation est perceptible sur tout le territoire, notamment sur le département du Gard. Tous les départements connaissent une hausse de l’incidence qui est en partie due à la remontée du taux de dépistage et cette tendance touche toutes les tranches d’âge. « On peut craindre, que dans les jours à venir, la pression hospitalière puisse augmenter fortement » souligne le directeur de l’ARS. Le taux de pression s’était arrêté, mais il réaugmente.

La crise sanitaire n’est malheureusement pas encore terminée et la lassitude générale est à son comble. Gérer une population qui souhaite retrouver sa liberté est un enjeu à ne pas négliger. À ce sujet, Pierre Ricordeau donne son point de vue : « C’est vrai que c’est dur, mais ce n’est pas sans issue, et l’issue, nous commençons à en voir le bout ! »

« Aujourd’hui, par rapport à l’année dernière, nous avons une solution qui nous permettra de sortir de la pandémie :  la vaccination », explique Pierre Ricordeau tout en soulignant l’efficacité de la campagne de vaccination sur les EPHAD. La majorité des patients ont été vaccinés et cette vaccination se traduit très clairement dans la baisse de l’épidémie au sein de ces lieux.

« Certes, il ne faut pas relâcher sa vigilance. Certes, c’est extrêmement contraignant. Pour autant, nous ne sommes pas comme nous étions au mois de mars de l’année dernière, ou même au mois de novembre, période qui ne garantissait pas l’efficacité des vaccins. Aujourd’hui, nous savons qu’ils sont très efficaces, nous voyons les premiers résultats concrets. C’est ça qu’il faut avoir en tête. La voie de sortie est connue. Elle va passer par l’accélération de la vaccination. »

« Si on relâche nos efforts et si l’épidémie se diffuse trop largement, alors nous ne pourrons pas échapper à des mesures plus strictes. » 

Pour Pierre Ricordeau, la vaccination est la solution à la sortie de crise. Le bout du tunnel arrive peu à peu et pourrait redonner de l’espoir à des citoyens las de toutes ces mesures.

« Si on arrive encore à tenir quelques semaines et que la campagne de vaccination arrive se développer optimalement dans la région qui a encore une maîtrise de l’épidémie, alors, nous pourrons échapper à des mesures plus dures et aller vers une période de relâchement, celle pendant laquelle la vaccination sera suffisamment large pour assurer la protection de tous. » 

Pandémie en hausse, mais potentielle extension de la vaccination

« Nous arrivons à des taux qui permettent d’envisager une extension de la vaccination » explique le directeur de l’ARS. « On descend de 5 ans, l’accès général à la vaccination grâce au niveau positif atteint avec la vaccination des plus de 75 ans. »

Dès ce samedi, les plus de 70 ans pourront accéder à la vaccination. Pierre Ricordeau rappelle les conditions d’accès à la vaccination. Pour le moment, les personnes de 18 ans à 49 ans sont hors de la cible vaccinale et seules les personnes de plus de 50 ans en situation de co-morbidité peuvent se faire vacciner.

La campagne de vaccination se poursuivra au fil des semaines et pourra bénéficier d’une hausse très forte de livraison de vaccin.

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Durant le mois d’avril, 200 000 vaccins (Pfizer-BioNtech) devraient arriver dans la région. « La livraison pourrait être encore supérieure en fonction des nouvelles à venir. L’enjeu dans lequel nous sommes, c’est l’enjeu d’augmentation de la vaccination et nous entrons dans une période où les vaccins vont être de plus en plus disponibles. »

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