Rassemblement étudiant (© JPV)
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Avec son nouveau calendrier universitaire, la présidence de Paul Valéry met  en œuvre la politique du gouvernement et exige d’en finir avec nos  rattrapages !

Mardi 09 mars, un conseil de gestion de l’UPV (CEVU) a adopté sur ordre de la présidence un  nouveau calendrier universitaire. Sous couvert du rajout du volume horaire qui avait été  supprimé il y a deux ans (13e semaine de cours) la présidence en a profité pour lancer une  offensive sur nos droits aux rattrapages. La semaine de rattrapage du premier semestre est  ainsi renvoyée au milieu du second semestre après les vacances et à peine quelques semaines  avant les examens du second semestre ! Cela rend de facto les rattrapages du premier  semestre quasi-inaccessibles pour l’écrasante majorité des étudiantes !

L’intention de la présidente d’en finir avec nos rattrapages est limpide, interrogée par France 3  région le 10 mars elle déclare avec le plus grand mépris pour la large majorité d’étudiantes qui  se saisissent des rattrapages : « Très peu d’élèves passent les rattrapages, et parmi eux, très peu  les réussissent. Quand vous avez 3 à la première session, vous aurez 4 à la seconde ».  

La suppression des rattrapages permet des économies sur le dos des étudiants, elle est permise par l’arrêté licence du gouvernement adopté consécutivement à la loi ORE (Parcoursup). Nous  sommes donc bel et bien face à l’application de la politique du gouvernement Macron-Vidal,  politique de liquidation des garanties collectives étudiantes.

C’est pourquoi l’UNEF Montpellier CAGE appelle les syndicats et associations étudiants de  l’UPV à ce qu’immédiatement se réalise l’unité entre nous pour :  

  • Le retrait du projet de calendrier universitaire imposé par la présidence.
  • Le maintien des examens de 2nd évaluation à la fin du premier semestre et de leur semaine  de révision en amont du second semestre.
  • Le maintien du volume horaire d’enseignement correspondant aux 13 semaines de cours.

Nous proposons également en ce sens une campagne commune dirigée vers les promotions  afin de réunir les étudiants et d’obtenir collectivement satisfaction sur les revendications.

Aucune victoire ne pourra être obtenue dans les conseils de gestion de l’Université dont le seul rôle est de légitimer et organiser l’application de la politique du gouvernement fac par fac.  Actuellement, y siéger revient concrètement à nous forcer à « choisir » entre suppression des  rattrapages ou suppression de nos heures de formation (13e semaine).

La preuve : le calendrier de la présidence a été adopté dans un autre conseil de gestion (CA)  deux jours plus tard. Nous nous sommes adressées aux directions de Solidaires Etudiantes  Montpellier, du SCUM, de l’ADEM 3 et de la Corpo Lettre Epsilon pour la réalisation de l’unité en défense de ces revendications étudiantes. À ce jour nous n’avons hélas reçu aucune réponse de leur part. Nous persistons : c’est par l’unité des organisations et par la mobilisation que nous pouvons obtenir gain de cause.

UNEF Montpellier

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