Une mangeoire et une plateforme pour doper la participation citoyenne, c'est peut-être ça la méthode Nous Sommes (© AM)
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Le mouvement Nous Sommes et son élue Alenka Doulain l’affirment : Il est possible et même avantageux de développer le stade de la Mosson plutôt que de l’abandonner.

Un abandon qui toucherait le stade mais aussi tout le quartier de la Paillade, tant les deux sont liés.

Cette position a d’ailleurs été ralliée ces derniers jours par de nombreuses personnalités, dont des vices présidents de la majorité du maire-président Delafosse : Coralie Mantion, René Revol ou encore Cyril Meunier.

Le stade de la Meinau à Strasbourg a récemment fait parler de lui sur la « planète foot » comme dans le monde économique. Sa requalification apparaît en effet comme un modèle à suivre, tant pour les bénéfices que vont en tirer le club et la collectivité que pour son impact écologique.

D’un point de vue financier, le choix du RC Strasbourg d’opérer la requalification de cet équipement public semble plus raisonnable que la construction d’un stade au coût pharaonique, surtout au vu du contexte actuel. Alors que le foot français a subi une catastrophe sans précédent ces derniers mois, son financement est désormais menacé par le scandale autour des droits TV. Avec le défaut de paiement du diffuseur Médiapro, l’abandon de Canal+ et Bein, ce sont plus de 1,153 milliard d’euros qui disparaissent de cette source principale de financement des clubs.

Du point de vue du patrimoine immatériel, le club alsacien a décidé de miser sur son histoire et son lien avec le quartier de la Meinau. Dans une époque où beaucoup de clubs n’ont plus d’âme, le RCS prend le parti de maintenir l’enracinement de son stade dans un quartier populaire, participant ainsi à la tradition du « foot romantique », dans la droite lignée de clubs comme Saint Etienne, Lens ou l’OM.

Le maintien du stade à la Mosson serait un signal fort envoyé, en particulier avec la construction de l’incroyable musée Nicollin. Quoi de plus logique que d’admirer le maillot de Maradona, Cruyff ou Cantona à la Paillade ?

Pour la collectivité également, le maintien du stade présente de nombreux avantages.

Le projet strasbourgeois, ancré dans son quartier, renforce son attractivité commerciale et son image en developpant un parvis convivial sous forme de « Fan Zone ».

Dans le même temps, à Montpellier, le Maire Président renvoie l’image d’un quartier de la Paillade qui ne serait pas un lieu propice au développement économique, affaiblissant le projet de rénovation urbaine « ANRU » en cours sur le quartier.

Or le maintien du stade présenterait de nombreux avantages. Un nouveau plan d’accessibilité et la protection contre les crues, estimés à 2 millions d’euros (somme dérisoire face aux coûts indirects pour la collectivité d’un stade soi-disant « 100%privé »), associés au développement d’une zone commerciale pourvoyeuse d’emplois seraient les bienvenus dans cette partie de la ville où le chômage touche 36% de la population et où plus de 50% des 24000 habitants vivent sous le seuil de pauvreté !

Enfin, en cette période de crise, il ne semble pas raisonnable pour notre collectivité de renoncer au loyer intéressant de cet équipement.

Le bilan carbone des deux projets est sans commune mesure.

D’un côté le club alsacien prend soin de son bilan carbone, faisant l’économie de terres et de béton, s’appuyant sur l’existant, recyclant des fuselages d’avions et équipant le toit de panneaux solaires.

De l’autre Michaël Delafosse continue à gaspiller les terres et à faire couler des flots de béton…

A l’heure d’un changement climatique aux conséquences de plus en plus destructrices, mettre du vert sur ses affiches et défendre un tel projet n’est ni plus ni moins que du green washing caractérisé!

Les raisons pour lesquelles le projet strasbourgeois pourrait servir d’exemple sont donc multiples.

Alors qu’il était candidat, Michaël Delafosse promettait de « faire respirer la démocratie à Montpellier ». Elu depuis Maire-Président avec moins de 8 636 voix au premier tour, une belle occasion se présente aujourd’hui à lui de mettre en application ses promesses de campagne. Confrontation de projets alternatifs et référendum : saura-t-il se saisir de ces outils pour faire vivre la démocratie et répondre au désir croissant d’implication dans la vie publique des Français?

« Ici c’est la Paillade! » ou « Ici c’est Pérols! » : ne laissons pas les citoyens et les fans de foot sans voix!

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