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SCUM (© Illustration)
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Ce jeudi 03 décembre à l’Université Paul Valéry, il était difficile de trouver la différence entre le déroulement du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) et un épisode de Game of Thrones.

En effet, à la suite des élections universitaires du mois dernier, se tenait ce jeudi 3 décembre la désignation, par le CEVU, de la « personnalité extérieure » qui siégera en son sein. Cette désignation, par un vote des membres déjà élus du CEVU (enseignants, personnels et étudiants) revêtait ici une importance particulière : cette « personnalité extérieure » pourra participer aux votes du CEVU, dont celui qui élira la ou le prochaine vice-président CEVU. Nous rappelons que le CEVU est l’un des trois conseils centraux de l’université, il traite de toutes les questions relatives aux enseignements, aux examens, au calendrier universitaire, à la sélection et à la vie étudiante.

Dans le contexte actuel ou les deux listes d’enseignants, « Fédérons les énergies » liste du président sortant Patrick GILLI, et « Stratégies UPVM », liste d’Anne FRAISSE (élue présidente de l’université mardi matin), sont au coude à coude, ce vote était capital. Mais juste avant le début du vote, à la présentation des candidatures de Sabrina FEDDAL, Karim GHIYATI et Olivier MOKADDEM, un revirement de situation arrive. La candidate à la vice-présidence du CEVU et représentante de la liste « Fédérons les énergies » annonce au CEVU qu’une des candidatures serait caduque étant donné qu’il est chargé de cours. Spoiler : le candidat ici incriminé est celui présenté par la liste « Stratégies UPVM », Karim GHIYATI.

A partir de ce moment, nous assistons médusés à une représentation théâtrale parfaitement chorégraphiée. Nathalie VINCENT, la Directrice Générale des Services embauchée par le président sortant, entraine la responsable du service juridique dans une curieuse « vérification du dossier » d’un candidat dont la candidature avait pourtant été déjà préalablement acceptée par ces mêmes personnes.

Faire invalider une élection avant même qu’elle ait lieu. Même Trump n’a pas osé. Le plan était presque parfait, facilité par la stupéfaction paralysée des élus enseignants de la liste « Stratégies UPVM ». Mais c’était sans compter sur la réactivité d’un des élus du personnel, le représentant de la CGT, et un élu étudiant du SCUM, qui ont démontré, arguments juridiques en main, l’absurdité de la manœuvre et la validité de la candidature de Karim GHIYATI. En effet, l’article D719-47 du code de l’éducation confirme ici la validité de cette candidature.

Malheureusement, le CEVU semblait ici pris en otage.

C’est au bout de moult vérifications ainsi que de nouvelles informations, dont certaines sont arrivées en plein vote, que la candidature de Karim GHIYATI dans un premier temps acceptée, finalement rejetée sur ordre de la Directrice Générale des Services, dans l’illégalité la plus complète.

C’est donc Sabrina FEDDAL qui a été élue, confirmant malgré tout la mise en minorité de l’équipe de Patrick GILLI au sein de l’instance. Enième coup de théâtre, cette élection entraine le renvoi de la représentante de la mairie de Montpellier, Clara GIMENEZ. Les règles de parité au sein des personnalités extérieures la forcent à laisser sa place à un homologue masculin.

Le SCUM conteste ce vote !

L’un des élus étudiants du SCUM, Matéo SAFTI, a dans une intervention remarquée, souligné que le CEVU ne pouvait pas se substituer aux lois et invalider des candidatures sur demande. Il a rappelé que dans le cas où une candidature était acceptée par la DAJI (Direction des Affaires Juridiques et Institutionnelles), elle ne pouvait être contestée que devant le Tribunal Administratif, et non par le premier venu. Cette intervention, versée au procès verbal du CEVU, pourra servir de base juridique dans le cas d’éventuelles poursuites juridiques.

En voulant à tout prix maintenir son influence sur les rouages de pouvoir de l’université Paul Valéry, Patrick GILLI s’expose ici à une nouvelle défaite judiciaire, un an après avoir perdu un procès contre le SCUM pour atteinte à la liberté d’expression et pour discrimination syndicale.

Le moment est mal choisi pour rejouer un remake bas de gamme de la situation post-électorale américaine. Nous rappelons que la situation sanitaire et sociale inédite ainsi que le décrochage scolaire massif subi par des étudiants durant ce semestre exigent la mise en place de mesures rapides, innovantes et efficaces. Il y a urgence !

 Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – SCUM

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