Déjà plusieurs villes de la région ont pris des arrêtés pour maintenir ouverts les commerces non alimentaires. Et déjà, plusieurs préfectures ont déjà déclaré ces décisions illégales. Michaël Delafosse maire de Montpellier, veut lui, une concertation avec Jean Castex pour que soient trouvées des solutions efficaces, face à l’inégalité de traitement entre commerces de proximité et grandes surfaces.

Rébellion ? Un risque à envisager. Une possibilité révélatrice en cette période particulière : une colère peut-être légitime face à des décisions technocratiques parfois incompréhensibles et des expressions maladroites comme celle-ci : « non essentiel. » Des injustices flagrantes, un manque de pratique sur le terrain, pour fermer les petits commerces, et laisser les grandes surfaces distribuer leurs marchandises, en toute concurrence déloyale.

Le maire de Rodez, Christian Teyssèdre a pris un arrêté permettant aux magasins de la ville de rester ouverts dès le samedi 31 octobre après-midi. Plus rationnelle, une lettre au Premier ministre pour une concertation rapide sur la question des commerces et services de proximité, cosignée par Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de  métropole, et de nombreux maires de grandes villes, membres de France urbaine.

Pour l’heure, les maires de France urbaine ne vont pas à l’encontre des décisions du gouvernement en signant des arrêtés autorisant l’ouverture des commerces non alimentaires. Ils demandent à Jean Castex de modifier sa décision, afin qu’elle soit plus équitable, dans leur courrier du 31 octobre à l’en tête de France urbaine, l’association de référence des métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération et grandes villes.

L’esprit de France urbaine est soucieux de la « co-élaboration des règles » et s’exprime ainsi : « La cohésion nationale est absolument fondamentale pour la lutte contre cette pandémie, et la pleine efficacité des mesures que vous avez détaillées. Manifestement la mesure la moins comprise est l’inégalité de traitement entre les commerces de proximité, à l’exemple, mais il n’est pas le seul, des librairies et les grandes surfaces commerciales […] c’est pourquoi nous vous demandons de travailler rapidement à une solution permettant de prendre en considération cette demande légitime d’équité de traitement. Vous pouvez compter sur nous pour un dialogue responsable. »

TF1, le rendez-vous de Castex

1er novembre, dimanche soir à 20h00 dans un interview télévisé Jean Castex a confirmé qu’il va interdire la vente des produits « non essentiels » dans les grandes surfaces dès mardi matin. Faisant référence aux produits qui sont vendus dans des magasins qui doivent garder porte close durant ce nouveau confinement.