Reconfinement ? Perspectives sanitaires et économiques « incontrôlables » et hors de toute logique ? L’Assemblée Nationale a voté dans la nuit de lundi à mardi, les milliards d’euros du plan de relance, censés permettre à la France de ne pas sombrer face à la récession.

C’est à main levée que le texte a été adopté. Mais un vote sur l’ensemble du budget est prévu pour le 17 novembre, avant examen au Sénat. Ensuite l’adoption définitive par le Parlement devrait se faire à la mi-décembre.

100 milliards d’euros annoncés

100 milliards d’euros annoncés de 2020 à 2022. Ce plan de relance devrait disposer de 22 milliards de crédits en 2021, axés sur trois thématiques: la compétitivité, la cohésion des territoires, et l’écologie.

« Le virus tue, mais la crise économique fait aussi des victimes. La responsabilité de l’État est de conjuguer lutte contre le virus et maintien de l’activité économique pour protéger les plus fragiles, » déclare le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Tout en confirmant dans l’hémicycle : « une croissance négative au quatrième trimestre 2020. » Pour insister : « si de nouvelles mesures sanitaires devaient être prises dans les jours qui viennent, nous proposerons d’augmenter les crédits de soutien à notre économie », propositions qui interviendraient lors de la deuxième lecture en décembre.

Le rythme : 10 milliards d’euros en 2020 et 42 milliards d’euros en 2021. En clair « la moitié des fonds du plan de relance dans les 15 mois qui viennent, » sera dépensée.

« La pauvreté explose » Jean-Luc Mélenchon

À propos de ce plan de relance, le chef de file des insoumis dénonce une politique du gouvernement qui s’attache à tout donner « pour les riches et rien pour les pauvres. » Jean-Luc Mélenchon explique : « ce n’est pas un plan, c’est un saupoudrage, sur deux ans, d’une somme qui ne correspond même pas au rattrapage des investissements que l’État n’a pas fait pendant les 3 ou 4 dernières années. »

Plan de Relance ou plan de communication ?

Pour le député de l’Oise (LR) et Président de la commission des Finances Éric Woerth : « ce sont des sommes tout à fait gigantesques » qui sont « un outil de communication du gouvernement. » Le député précise : « la mission Relance ne représente que 57 % des crédits consacrés à la relance en elle-même pour 2021. »  

« Il est anachronique de parler de Relance quand un CouvreFeu s’applique sur quasiment tout le territoire. » Éric Woerth