Coronavirus, Jérôme Salomon : « la situation se dégrade, mais il n’y a pas de fatalité »

Jérôme Salomon ©FranceInter
Jérôme Salomon ©FranceInter

Jérôme Salomon était ce matin invité de nos confrères de France Inter et il a tenu à expliquer, ce qui se passait en France actuellement, question épidémie : « nous observons deux départements particulièrement à risque : Paris et Marseille. Nous surveillons aussi une vingtaine de départements. »

« Le sort de l’épidémie est entre nos mains »

« Ce qu’on peut dire pour la rentrée, c’est que le virus sera toujours là », a déclaré le Directeur général de la Santé (DGS). Réaliste : « les indicateurs sont mauvais, les signaux sont très préoccupants et la situation se dégrade semaine après semaine, » puis pragmatique : « il n’y a pas de fatalité, le sort de l’épidémie est entre nos mains, » en rappelant la nécessité des gestes barrières.

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Les Bouches-du-Rhône et Paris passent en zone de « circulation active du virus » et les indicateurs de suivi de l’épidémie due au coronavirus en France « continuent de se dégrader ».

Jérome Salomon a souligné « une vraie augmentation de l’incidence du virus, » pas seulement « parce que l’on détecte plus, » mais aussi selon lui à cause du « relâchement. » Puis le Directeur général de la Santé passe par une analogie étonnante pour faire la promotion, et le service pédagogique du « pacte prévention » qu’il faut respecter dans son ensemble : « on n’imagine pas de monter dans une voiture qui aurait des essuie-glace, mais pas un frein, ou des freins, mais pas de pare-brise ou pas de clignotant. » Et dans la foulée, il rappelle l’ensemble des mesures barrières, le nombre des individus en réunion, le lavage des mains, la distanciation, le port du masque dans les bonnes situations.

Se faire tester ?

« On s’est beaucoup préparé : il y a tous les outils à disposition pour éviter une deuxième vague. » Mais sur France Inter, Jérôme Salomon insiste : « quand on a des symptômes, même vraiment bénins […] Lorsqu’on pense avoir été exposé à un risque, il faut se faire tester. »

Zones actives du virus Covid-19

Pour rappel, dans les lieux publics, le Premier ministre Jean Castex a appelé mardi à la généralisation du port du masque. Il avait aussi prolongé l’interdiction des évènements de plus de 5.000 personnes jusqu’au 30 octobre. Et là, vient de paraître un décret qui met le département des Bouches-du-Rhône et Paris en zones actives du virus Covid-19.

Une zone active du virus Covid-19, mais c’est quoi ? Cela signifie que les préfets pourront tout simplement sur les territoires définis : « zone active » prendre des arrêtés plus stricts pour lutter contre la propagation de l’épidémie. Exemple, comme l’interdiction des déplacements à plus de 100 km du domicile.

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