Et si rien ne changeait ? Une nouvelle majorité  au conseil municipal, un nouveau maire samedi, de toute évidence ce sera Michaël Delafosse, mais le mouvement activiste Extinction Rebellion craint que l’immobilisme soit de mise.

Ce 1er juillet 2020, un homme couvert de sang s’écroule sur le parvis de la mairie de Montpellier.L’extinction du vivant se fiche des changements de municipalité, elle continue inexorablement” explique Gaspard, membre d’Extinction Rebellion pour ce non-anniversaire de leur déclaration d’urgence climatique. Non-anniversaire légitime ? Peut-être, le projet n’a pas grandi ou si peu. Pour Extinction Rebellion à Montpellier : rien n’a avancé, et “tout cela ne n’était qu’effets d’annonce.” 

Rappel, 2019 le 1er juillet : ce mouvement d’activistes écologistes est l’auteur d’une fausse affiche qui déclare l’urgence climatique au nom de la ville et de la métropole de Montpellier. Elle mettait en scène une promesse de la municipalité qui s’engagerait pour lutter contre le réchauffement climatique. Vite retirée, quelques jours après sa diffusion, c’est comme si elle avait eu l’efficacité d’un défibrillateur, en réveillant l’âme écologiste du maire en place. Philippe Saurel, maire de la ville à l’époque déclare l’urgence climatique à Montpellier le 18 juillet 2019. Simple coïncidence ou réaction rapide ? On peut penser que l’édile ne souhaitait pas endosser un nouveau hashtag climatique. Après le ravageur #JeSuisUnDesDeux, hérité en novembre 2018, pour cause d’évaluation inadaptée des usagers de la petite reine sur son territoire.

Juillet 2020. Campagne électorale achevée, durant laquelle les candidats étaient presque tous des géants verts bien sympathiques. Même Mohed Altrad avec son “audace en commun” était devenu écolo, certes un peu perdu dans ses tunnels sous la ville. De son côté, Philippe Saurel n’a pas réussi à convaincre malgré son manifeste de Montpellier présenté à l’ONU. Reste Michaël Delafosse avec ses verts, les vrais dit-on, pour garantir cette nécessaire transition écologique.

“On a perdu 6 ans à Montpellier.

Je serai un maire écologiste” ça s’est dit. La tête de liste de Montpellier Unie l’a beaucoup affirmé. Maintenant il faut le faire. Coralie Mantion EELV aimait à répéter : “on a perdu 6 ans à Montpellier” en parlant de la gouvernance de Philippe Saurel. Pour Extinction Rebellion, il s’agit désormais de ne pas perdre 6 mois, voire 6 jours et même qui sait, 6 heures. Les militants ne voudraient pas que la promesse faite par la municipalité précédente de s’engager pour lutter contre le réchauffement climatique soit toujours dans l’immobilisme.

Le programme de Michaël Delafosse est dans l’esprit une réponse à l’urgence climatique et sociale. L’homme du changement serait dans les starting-blocks. Action donc… Il serait dommage que le prochain hashtag du maire de Montpellier soit #JeNeSuisQuunePromesse.

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Où en est-on de l’urgence climatique déclarée à Montpellier le 18 juillet 2019 ?

En trois temps, voilà ce qui avait été programmé. Temps 1, dès 2019 la mise en place d’ateliers éco-citoyens dans les écoles durant les temps périscolaires pour permettre à chaque enfant de comprendre le phénomène du changement climatique et les gestes citoyens à adopter pour préserver le climat. Temps 2, La création d’un Fonds d’Urgence Climatique (FUC) pour orienter les investissements vers la transition écologique. Et temps 3, la création une assemblée pour le climat avec un tiers d’experts, un tiers d’associations et un tiers de citoyens afin de conseiller et d’orienter la décision politique. 

Fausse affiche 1er juillet 2019 EXR
Fausse affiche Urgence Climatique 1er juillet 2019 ©Extinction Rebellion Montpellier