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Suite à l’épidémie de COVID, nombre de questionnements ont concerné le degré de fiabilité de la science. Il est normal que, confronté à un danger et confiné durant deux mois, le pays s’interroge. 

Pourtant, ce qui est apparu le plus clairement, c’est que si la science ne suffit pas à apporter toutes les réponses à un risque tel que cette épidémie, elle en constitue pour autant elle-même un élément essentiel. Or, la science dépend en grande partie de l’existence de services publics qui fonctionnent avec les moyens nécessaires, et avec des chercheurs ayant toute latitude pour mener leur recherche, grâce notamment à des statuts protecteurs.

La mise en place des Plans Initiatives d’Avenir (PIA), avec les Labex, Idex et autres SATT ont modifié largement le champs de la recherche. Pour mener à bien celle-ci, il faut maintenant passer par des candidatures à des appels à projets, afin de quémander les quelques euros nécessaires à l’achat de matériel, avec des emplois précaires à la clé, le temps du « projet » en question. C’est également la logique des projets MUSE à Montpellier. Tout cela au détriment des crédits récurrents.

Ainsi, dans notre département, nous avons connu l’alliance entre le gouvernement Sarkozy et les collectivités locales et leurs représentants tels, entre autre, Anne Yvonne Le Dain (Région, PS), Hélène Mandroux (Mairie, PS) ou encore Christian Bourquin (Président de Région, PS), qui ont largement aidé à les mettre en place, parfois à l’aide de méthodes très discutables.

La LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle pour la Recherche) reprend cette logique et la renforce, en créant de nouveaux types de contrats, associés aux appels d’offres (qui s’en trouvent de facto renforcés) et à des travaux menés sur de courtes période. Comme d’habitude, des sommes sont agitées pour tenter de faire croire que de nouveaux financements vont arriver : nous avons bien vu ce qu’il en a été dans le passé.

La Libre Pensée défend la liberté de la recherche, ce qui passe par la condamnation de la logique d’ensemble de la LPPR. Elle soutient donc, à la place qui est la sienne, le puissant mouvement actuel qui en exige le retrait.

Groupe Universités et Citoyens de Montpellier
Libre Pensée – Fédération Unie de l’Hérault

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