Le 23 juillet 2019, par le biais d’une question écrite, j’avais interpellé Madame Agnès Buzyn, alors Ministre des solidarités et de la santé, sur l’état de souffrance des services d’urgences des hôpitaux, alors en grève depuis plusieurs mois, ainsi que sur la nécessité de repenser la politique de santé publique.

A ce jour, ma question n’a toujours pas reçu de réponse. Faut-il y voir un manque de considération à leur égard ?

Depuis plus d’un an maintenant, les hôpitaux alertent le gouvernement sur le manque de moyens, les conditions de travail, le manque de personnel, les arrêts maladies non remplacés, les rappels sur les jours de congés et les cadences infernales.

Dès le début de la crise sanitaire les personnels soignants ont fait preuve d’une implication et d’un dévouement sans faille. Le gouvernement, semblant alors découvrir subitement les ravages causés par sa politique d’austérité, n’a eu de cesse dans ses allocutions de leur rendre hommage et a laissé entendre qu’il mettrait en place les mesures nécessaires.

Or, toujours aveuglé par sa doctrine ultra-libérale, il met en place le Ségur de la santé qui remet en cause les 35 heures. Et dans sa grande bonté, il promet à certains une prime modique et une médaille !

Les personnels soignants ne s’y trompent pas et prévoient une journée de mobilisation nationale le mardi 16 juin à laquelle j’appelle toutes celles et tous ceux qui le peuvent à se joindre.

Muriel Ressiguier
Députée de l’Hérault