Le port du masque sera obligatoire dans les transports en commun, dès le 11 mai. Le tramway à Montpellier est habillé pour l’occasion et aide ainsi les usagers, à y penser.

À partir du 11 mai, le gouvernement imposera le port du masque dans les transports en commun. Quatre mois plus tôt, le discours officiel était bien différent, et les interlocuteurs minimisaient son utilité.

Dans un tweet, Philippe Saurel, maire de Montpellier rappelle ce principe de précaution et de bien vivre, pour tous les usagers de la TAM : « attention, le port du masque est obligatoire dans les transports en commun. »

Masque un changement de doctrine : d’une ressource rare, au port obligatoire

C’était Agnès Buzyn, ministre de la santé, le 26 janvier qui affirmait ceci : « Les masques chirurgicaux […] sont uniquement utiles quand on est soi-même malade, pour éviter de contaminer les autres. » La précision chirurgicale est subtile, et permet l’omission pour le reste des conseils, sur les comportements appropriés à adopter.

Quant à Olivier Véran, nouveau ministre de la santé, le 24 février c’était ainsi, à propos du port du masque recommandé aux « personnes ayant séjourné en Chine, à Singapour, en Corée du Sud, en Lombardie, en Vénétie, pendant les quatorze jours suivant leur retour […] il est également plus que recommandé pour les malades afin d’éviter la diffusion de la maladie par voie aérienne. »

Et le Premier ministre Edouard Philippe, à l’Assemblée nationale, le 19 mars expliquait : « pour les masques, […] je peux d’ores et déjà vous répondre que notre objectif est de faire en sorte que cette ressource rare soit bien utilisée, ce qui n’est pas facile… »

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