Le Président de la République a annoncé hier un déconfinement progressif à partir du 11 mai. 

Soucieux de son image, il change de ton et se veut plus humain, proche des gens. Il évoque des inégalités sociales que le confinement met en exergue, il aborde la problématique du logement, des violences familiales, de la fracture numérique.

Pour lui, la solution est de rouvrir les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. Mais dans le même temps, les universités, les restaurants, les hôtels ou les salles de spectacles resteront fermés.

Nous ne sommes pas dupes : il ne s’agit pas de protéger les plus jeunes et de lutter contre les inégalités, mais de faire en sorte que les parents puissent reprendre le travail ! Emmanuel Macron répond ainsi au MEDEF qui souhaite remettre en question les congés payés et la durée du temps de travail pour faciliter « la création de croissance supplémentaire ».

Emmanuel Macron poursuit : l’épidémie n’est pas maîtrisée, il faut continuer les efforts. Il rend hommage aux soignants qui depuis des semaines assurent leur mission en faisant face à une pénurie criante de masques et de surblouses. Il loue les caissières, les chauffeurs, les pompiers, les enseignants, mais sans leur garantir le matériel nécessaire à leur protection.

Pour finir, toute honte bue, Emmanuel Macron ose affirmer « nous retrouverons les jours heureux » et évoque ainsi le Conseil National de la Résistance qui a notamment créé la Sécurité sociale. Or, sa politique depuis son élection a consisté à l’attaquer frontalement : casse de l’hôpital public, de l’Assurance Maladie, de l’Assurance Chômage, réforme des retraites. Alors que pendant des mois il a fait la sourde oreille aux centaines de milliers de manifestants qui sont descendus dans la rue pour défendre les acquis du Conseil National de la Résistance. Quelle Indécence !

Muriel Ressiguier,
Députée de l’Hérault