Mémo : Jour 16 COVID-19, « ne pas porter de masque, la grande erreur ? »

Emmanuel Macron masqué à Mulhouse le 25 mars 2020

Question : ne pas porter de masque, la grande erreur ? Jour 16, d’une situation inédite d’urgence, face à un fléau qui frappe toute la planète : Covid-19, apparu au mois de décembre 2019 en Chine.

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Georges Gao directeur général de « the Chinese Center for Disease Control and Prevention »

Une pandémie qui s’accélère en Europe et aux États-Unis, et la façon dont la Chine, foyer originel, a géré l’épidémie interroge. Dans un entretien accordé à la revue américaine Science Georges Gao directeur général de « the Chinese Center for Disease Control and Prevention » explique mi-mars : « ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne. Les gouttelettes jouent un rôle très important, d’où la nécessité du masque – le simple fait de parler peut transmettre le virus. » Beaucoup d’individus ne présentent aucun signe de la maladie et sont « porteurs sains. » Le Directeur du CDC insiste : « avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres. » Et, il explique ainsi que : « la grande erreur aux États-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque.« 

À contrario des pays asiatiques, les autorités sanitaires françaises ont assuré que les masques devaient être réservés exclusivement aux soignants. « Ces masques sont mal utilisés » par le grand public, avait argumenté Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. Un manque de masques, de gants et de blouses de protection qui oblige a une approche des plus pragmatique.

Le confinement a débuté en Chine le 23 janvier à Wuhan puis a été étendu à des villes voisines de la province du Hubei. Aujourd’hui la gestion de la Chine face à cette crise sanitaire devra répondre de son bilan humain de l’épidémie qui semble sous-estimé.

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4 jours de stock de surblouses au CHU de Lille

Il ne reste que 4 jours de stock de surblouses au CHU de Lille. L’Hôpital lance un appel aux dons. Ces surblouses en papier jetables pour protéger les soignants vont manquer, alors qu’elles sont essentielles à leur protection. L’appel est à tous les industriels et toutes les collectivités qui pourraient venir en aide au CHU, et fournir ces équipements en urgence. Pour aider le CHU de Lille, il faut contacter l’établissement à l’adresse suivante : covid.soutenir@chru-lille.fr.

Urgent : Le CHU de Montpellier recherche Infirmiers Anesthésistes

Le CHU de Montpellier recherche Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat (IADE) et Infirmiers Diplômés d’Etat (IDE) avec une expérience en Réanimation, disponibles immédiatement. La recherche concerne les infirmiers, exerçant dans tout type d’établissement public ou privé ou installé en libéral, domiciles dans les départements suivants : Hérault (34), Aude (11), Pyrénées-Orientales (66), Lozère (48).

Il s’agit, à ce jour, d’identifier des professionnels disponibles dans les prochaines 48 heures, pour renforcer les équipes hospitalières mobilisées en région Ile-de-France, pour des missions de 6 jours minimum. Rémunération, transports et hébergement assurés.

Pour s’inscrire c’est ici : www.chu-montpellier.fr/fr/volontairesinfirmierscovid

Quid de la vaccination de routine ?

Une épidémie de rougeole ou d’autres maladies infectieuses aggraverait encore la situation des systèmes de santé, fortement impactés par la pandémie de Covid-19 qui a tué plus de 40.000 personnes, depuis son apparition fin décembre à Wuhan en Chine. « La vaccination de routine est toujours absolument essentielle, mais elle l’est particulièrement dans un moment comme celui-ci, car si d’autres épidémies se produisent, elles submergeront le système de santé« , explique Seth Berkley CEO de Gavi Vaccine Alliance, Docteur en médecine spécialisé dans l’épidémiologie des maladies infectieuses et la santé mondiale

Paroles d’évangile en quelque sorte que l’annonce d’un vaccin Covid-19 dans un délai de 12 à 18 mois, les experts s’accordent à penser que cela représenterait un risque. « Le développement des vaccins est généralement mesuré en années et non pas en mois » a déclaré le Dr Amesh Adalja, chercheur principal spécialisé dans les maladies infectieuses émergentes au Center for Health Security de l’Université Johns Hopkins.

Trois phases de tests pour un nouveau vaccin Covid-19

Les essais de vaccins commencent par des tests sur des animaux avant d’entamer un processus en trois phases. La première phase consiste à injecter le vaccin dans un petit groupe de personnes pour évaluer l’innocuité, et surveiller leur réponse immunitaire. La seconde phase augmente le nombre de personnes. Ce sont souvent par centaines, avec des individus qui font partie de groupes à risque. Si les résultats sont prometteurs, l’essai du vaccin passe à la phase trois pour valider l’efficacité et la sécurité avec des milliers puis des dizaines de milliers de personnes, selon les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis.