La poste a supprimé ces dernières années de nombreux emplois pour selon ses propos « s’adapter au marché et maintenir ses profits » mettant ainsi en difficulté tant de postiers et à mal le service public postal.

Avec l’épidémie de covid 19 elle redécouvre son rôle dans les missions de service public en se déclarant opérateur d’importance vitale pour la nation, pour ne pas dire un service régalien comme on l’a entendu dans la bouche de certains cadres. A SUD PTT 34, on ne se leurre pas, cette attitude vise seulement à sauver un modèle économique et obliger les postiers à aller travailler « quoi qu’il en coûte » pour reprendre une expression devenue à la mode. Et le quoi qu’il en coûte, ne concerne évidemment que la mise en danger des agents face à cette épidémie, car au niveau des mesures de prévention, c’est quasiment l’encéphalogramme plat.

  • Peu de gel Hydroalcoolique mis à disposition
  • quasiment pas de gants et encore moins de masques
  • aucune désinfection prévue des locaux ou des moyens de locomotion mis à disposition des facteurs.
  • Aucune communication sur les cas avérés ou les suspicions de covid 19 alors que par d’autres sources nous savons qu’il en existe déjà sur la région.
  • Non-respect de la distance minimum d’un mètre
  • Pas d’information donnée sur la durée de vie du virus sur les surfaces inertes. Pourtant une étude menée par les autorités sanitaires américaines démontre que le covid 19 pourrait survivre jusqu’à vingt-quatre heures sur des matières de type carton et papier, lettres et colis manipulés par nombre d’opérateurs postaux pendant ce laps de temps

Face à cette situation des facteurs ont fait jouer leur droit de retrait sur de nombreux bureaux du département (Montpellier, Lunel, Vendargues, Malbosc, etc.) s’opposant à une direction qui pour des raisons de missions de service public refuse ce droit de retrait en contradiction avec les articles du code du travail 4131-1 et suivants.

De plus un directeur du Grand Montpellier a refusé à un agent de s’approcher à moins de 5 mètres de lui, se considérant du coup potentiellement en danger alors qu’il veut obliger ses propres agents à travailler avec des distances bien plus réduites. Pour SUD PTT 34, tout agent doit pouvoir se retirer d’une situation qu’il estime dangereuse et vu les mesures prises par La Poste, on est amené à penser qu’elle l’est dans tous les bureaux du département.

SUD PTT 34