[VIDÉO] Ce dimanche, Julia Plane candidate aux Municipales avec la liste de Lunel « Se Rassemble » avait invité, le député européen, issu des Républicains, Thierry Mariani afin d’évoquer son soutien pour les municipales et la recomposition du champ politique avec l’« union des droites ».

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Dans son local de campagne, à quelques pas de la Mairie de Lunel, la candidate aux municipales s’est félicitée encore du ralliement des militants LR, « il y a quelques jours, nous avons annoncé le ralliement du délégué local, Clément Serna et de nombreux militants LR sur la commune de Lunel, c’est un pas qui est franchi ».

Un ralliement, qui, pour la candidate est l’exemple même, de la fin du « cordon sanitaire », celui-là même qui a empêché, non sans quelques exceptions notables, au Rassemblement national (ex-FN) d’accéder au pouvoir, aussi bien à l’échelon local, départemental, régional ou national, depuis de nombreuses années.

« Lunel est un symbole, un symbole, du meilleur et du pire » – Thierry Mariani

Quelque chose a changé. Aujourd’hui, le Rassemblement national n’est plus un infréquentable, pour Thierry Mariani, député européen et Président de la Droite Populaire, il est nécessaire de travailler avec Marine Le Pen dans l’optique des élections présidentielles, même, si le député européen précise, « autant, je suis d’accord à 100% sur tout ce qui est, on va dire régalien, pour faire simple, autant, en matière économique, d’ici les présidentielles, il y a des choses à préciser ».

Pour Thierry Mariani, Lunel est un symbole local du changement de mentalité qui agite la droite française, car pour une fois dans le Département, ce n’est pas le Rassemblement national qui soutient un candidat de droite, mais des militants de droite qui soutiennent une candidate du Rassemblement national : « Lunel est un symbole, un symbole, du meilleur et du pire, le meilleur, c’est parce que dans cette Ville, une partie de l’opposition a décidé de s’unir, a décidé de tirer un trait sur les cases et les interdictions des appareils parisiens, et finalement, fait un constat, j’ai envie de dire, qui est bête comme choux, c’est qu’on est d’accord sur tout, pourquoi, on ne travaille pas ensemble. On est ici à Lunel, mais vous avez la même chose à Sète, où finalement derrière Sébastien Pacull, dans cette région, des militants des Républicains, des militants du Rassemblement national, des sympathisants de la Droite populaire, et des Français qui sont tout simplement des citoyens qui aiment leur Ville ou leur pays, se disent on peut travailler ensemble. »

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Interview de Thierry Mariani, député européen et Président de la Droite Populaire : « C’est la France de province, qui se révolte contre les états-majors parisiens »

Ancien ministre et député Les Républicains, Thierry Mariani a quitté son parti historique, en 2019 pour rejoindre la liste Rassemblement national en vue des élections européennes.

Le député européen, élu sur la liste du Rassembement national, est aussi un des co-fondateurs de la Droite Populaire, une association politique issue de l’ancien courant, du même nom, lors des grandes heures de l’UMP puis des Républicains, devenu, aujourd’hui, un « parti satellite » du Rassemblement national et pour beaucoup de militants de droite un « sas de décompression » avant peut-être de rejoindre le parti à la flamme.

Interview de Julia Plane, conseillère municipale de Lunel, conseillère communautaire du Pays de Lunel, conseillère régionale d’Occitanie et tête de liste de Lunel Se Rassemble : « Aujourd’hui, les Lunellois, dans leur ensemble, ont envie d’un nouveau souffle. »

Après la conférence de presse, l’après-midi militante, de la candidate aux municipales s’est terminée par un meeting puis une galette des rois, en compagnie de ses sympathisants.

Celle-ci devrait faire connaître dans les prochaines semaines, sa liste et son programme, au sein duquel devraient se retrouver, notamment, la baisse de 10% de l’imposition du foncier bâti, la réduction du train de vie de la Mairie, le passage de 38 à 45 policiers municipaux, en fin de mandat et la mise en place, en début de mandat, d’un conseiller municipal spécial, délégué au centre-ville, avec une permanence au cœur du centre-ville.

En 2014, la candidate, aujourd’hui Rassemblement national, hier Front national, avait réuni 27,3% face au maire sortant, Claude Arnaud (43,65%).