14 militants de l’éducation nationale investis dans le combat actuel pour faire reculer le gouvernement ont discuté durant deux heures de la situation, des blocages internes et des moyens à mettre en œuvre pour gagner. 

Une discussion traverse nos collègues et les organisations syndicales : comment aider pour réussir à faire basculer la situation pour obtenir le retrait du projet de réforme ?

Nous soumettons à la discussion ces quelques éléments :

  • Le gouvernement apparaît pour ce qu’il est : au service des compagnies d’assurance derrière les-quelles ont retrouve les sociétés d’investissements et les fonds de pensions. La découverte des liens entre Delevoye, artisan de la réforme, et les milieux d’affaires met à nu cette réalité. Ce gouvernement est rejeté par la population, les gilets jaunes et les travailleurs, il est tenu à bout de bras par la finance, les médias et ceux qui lient leur sort à l’application des contre-réformes, politiciens de gauche comme de droite, et ce qu’il reste des formations traditionnelles.
  • Si la grande majorité des militants a tiré les leçons des « journées d’action » à répétition de ces dernières années, les dirigeants impulsent maintenant la même chose sous le vocable « temps forts », qui du coup font suite aux « temps faibles ». Les présents en ont fait le constat : si on y allait en reconductible, le gouvernement pourrait céder. Au sommet, tout a été fait pour réduire le 5 décembre à une simple journée d’action, et même ceux qui, au sommet, appellent à reconduire sur le papier n’organisent rien concrètement.
  • Cette politique des « temps forts» s’oppose directement au mouvement d’en bas, en particulier à la grève reconductible des cheminots et des personnels RATP, mais également des travailleurs de la chimie qui bloquent 4 raffineries sur 8… A Marseille, au Havre et à la Rochelle, les dockers ont totalement bloqué le trafic le 12 décembre.
  • Dans l’éducation nationale, partout, des militants cherchent à réunir les Assemblées Générales pour décider et discuter, tout en poussant à ce que les responsables syndicaux fassent leur boulot, aident à l’organisation.

La question de réunir nos collègues avec l’aide des syndicats se heurte partout à des manœuvres, des fausses généralisations, des « calendriers d’actions diverses », bref tout sauf les AGs en direction des collègues pour organiser concrètement la grève. Malgré cette politique des temps forts/ temps faibles, la grève de mardi 17 décembre s’annonce puissante.

Une question se pose donc : quelle suite va-t-on donner à ce 17 décembre ? Un nouveau calendrier de temps forts ou les AGs pour discuter de l’organisation de la grève reconductible, en aidant à ce que nos collègues se ressaisissent des organisations ? Nous livrons ces quelques lignes à la réflexion des travailleurs et des syndicalistes de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et plus généralement à tous ceux qui veulent faire basculer le rapport de force pour emporter la victoire.

Contribution CLRR enseignants Montpellier