L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Les organisations syndicales CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU, CFTC et UNL du Gard s’inscrivent en faux contre les déclarations de Monsieur Macron et de plusieurs membres du gouvernement visant à imputer « les violences » aux manifestants qui revendiquent légitimement leur opposition à leur politique inégalitaire, destructrice de tous les acquis sociaux établis notamment depuis 1936 et 1945. 

Il est manifeste pour tous les observateurs, qu’ils soient associatifs ou institutionnels, y compris à l’échelle internationale, que la violence est une violence d’État, d’une férocité inouïe à l’encontre d’un peuple qui n’en peut plus d’être sacrifié sur l’autel des intérêts d’une petite minorité avide de profits. La dérégulation des relations de travail, l’ubérisation du salariat, l’indigence et la dénaturation de tous les services publics, y compris les plus vitaux pour la population comme la santé, l’enseignement, la sécurité civile participent également d’une forme de violence étatique sourde à l’encontre de la population qui s’ajoute à la répression sauvage de ceux qui s’y opposent.

Nasser les groupes de manifestants pacifiques pour les inonder de gaz, faire tirer les forces de l’ordre avec des armes de guerre causant des blessures irréversibles et des morts (deux depuis un an), mettre en garde à vue ou humilier des jeunes, des travailleurs, des syndicalistes, des Gilets Jaunes pour la seule raison qu’ils veulent manifester a été érigé depuis un an en méthode de gouvernement. Cela est pour nous inacceptable. Et nous le dénonçons.

Le gouvernement doit arrêter immédiatement de s’en prendre à la population qui n’est pas d’accord avec ses mesures ou qui revendique qu’elles changent. Il doit au contraire accepter de considérer que les revendications populaires, notamment portées par nos organisations, sont tout à fait légitimes et y donner une suite favorable.

A la veille d’une mobilisation populaire d’une ampleur et d’une détermination rares, Monsieur Macron et son gouvernement doivent arrêter de « lever le menton » et retirer leur projet de réforme des retraites. Un tel geste ouvrirait à nouveau dans ce pays les conditions de négociations véritables sur les attentes de la grande majorité de la population.