Près de 300 enseignants étaient mobilisés à Montpellier pour rendre hommage à la mémoire de Christine Renon, la directrice d’école maternelle qui s’est donnée la mort à Pantin (Seine-Saint-Denis).

Devant le rectorat, l’émotion du corps enseignant était palpable pour celle qui « est morte pour l’honneur du travail bien fait ».

Les enseignants rassemblés demandaient surtout que l’on écoute le mal-être de la profession, que l’on écoute, pour après, agir avec eux et pour eux.

Peu avant sa mort, la directrice de 58 ans, dont le corps a été retrouvé, lundi 23 septembre au matin, dans le hall de son établissement, avait envoyé une lettre à plusieurs directeurs d’école et à son syndicat.

C’est cette lettre adressée à sa hiérarchie, elle dénonçait sa fatigue et ses conditions de travail très difficiles. C’est celle-ci qui a été lue aux personnes mobilisées, après qu’une minute de silence ait été observée.

Peu après, les enseignants se sont rassemblés pour exprimer leur mal-être, aux cris de « Ministère responsable, personnel en colère ».