G7 : Bisbille sur la marche bayonnaise des portraits

Les portraits de Macron marchent dans Bayonne malgré l'interdiction (ANV-COP21 ©)

C’est le Canard Enchainé, qui a le premier, jeté un pavé dans la mare du contre-sommet.

Dans son édition du jour, le Canard Enchainé apporte un éclairage étonnant sur la marche dite « des portraits », expliquant qu' »En échange d’une annulation des sept rassemblements de désobéissance civile, les responsables des deux groupes d’activistes locaux ont eu l’autorisation officieuse de défiler le dimanche dans Bayonne, lors de la marche dite « des portraits » (à l’envers) ». Comprendre, les organisations du contre-sommet du G7 auraient directement négocié avec les autorités, pour pouvoir organiser la marche des portraits.

Une information démentie par une partie des organisations participantes

« Officiellement » le contre G7 devait voir naître, dimanche après-midi, le blocage pacifique de sept places autour de Biarritz (dénommés rassemblements Arc-en-Ciel). Un évènement qui a été suspendu, puis finalement annulé dès le samedi soir.

Annonce - Pub - Advertisement

Dans un communiqué Bizi, Alternatiba, ANV-COP2, dénoncent, ce que croit savoir le palmipède. Les organisations affirment qu’elles « n’ont participé aux réunions et aux discussions ayant conduit à l’annulation des 7 rassemblements, et nous ignorons d’ailleurs les raisons ayant conduit à cette annulation. »

En pratique, Bizi aurait tout de même était contacté par le sous-préfet des Pyrénées-Atlantiques, Hervé Jonathan, « pour savoir ce que nous comptions faire exactement le dimanche 25 août. Il voulait notamment savoir si nous comptions défiler avec les portraits présidentiels, ce qui pouvait causer une « dégradation de l’image présidentielle ». Nous avons refusé de lui donner quelque information que ce soit sur nos intentions, s’agissant d’une action de désobéissance civile. Nous lui avons demandé de prendre ses responsabilités et indiqué que tous-tes nos militant-e-s étaient prêts à se faire arrêter et à assumer les conséquences de leur participation à cette marche non autorisée. Nous n’avons absolument rien négocié, et évidemment pas l’annulation de rassemblements dont nous n’étions pas organisateurs. »

Le contre-sommet n’a pas été de tout repos, pour les organisations militantes, qui ont dû faire face à des oppositions, notamment sur les modes d’action. Des oppositions qui auraient pu alimenter ces informations, selon les initiateurs du communiqué, « De multiples versions complètement mensongères circulent au sujet de la position des mouvements climat non-violents dans les mobilisations anti-G7, apparemment alimentées tant par des tendances militantes hostiles à nos mouvements que par l’État lui-même. »

Annonce - Pub - Advertisement