A la suite de l’annonce d’un « plan d’actions de dynamisation du centre-ville », Michaël Delafosse, Président du groupe d’opposition municipal « La Gauche pour Montpellier » et Président de Destins Montpelliérains, réagit.

« Mieux vaut tard que jamais nous dit l’adage. Ainsi six mois après Toulouse qui avait mis en place son « Plan Marshall » pour soutenir les commerces du centre-ville dès décembre-janvier, cinq mois après que la Région Occitanie ait présenté son fond d’intervention, un mois après l’immense raté de l’absence de dépôt de dossier par le Maire sortant pour le fonds de soutien de l’Etat, enfin le 1er édile propose des mesures pour soutenir nos commerçants.

Je me réjouis bien entendu de ce changement d’attitude du Maire actuel alors que je lui avais demandé à de nombreuses reprises depuis six mois d’agir en ce sens. Il aura fallu, encore une fois, une mobilisation importante de la société civile pour qu’il daigne agir. Mais que de temps perdu. Il semble bien désormais que ces péripéties deviennent la marque de fabrique du Maire sortant. La méthode Saurel c’est immobilisme, conflit, crise, action échappatoire alors qu’il nous faudrait vision, anticipation, concertation, action.

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Concernant le détail du plan, préparé dans l’urgence, certaines actions que j’avais réclamées vont dans le bon sens : exonération des redevances d’occupation des terrasses, nouvelles animations hebdomadaire avec parking gratuit. Je relève ensuite le subterfuge de l’inscription de 500 000 euros de crédits pour la ZAT qui aurait de toute façon eu lieu. Mais surtout il faut cesser de se voiler la face et le Président de la Métropole doit clairement retirer le permis de construire autorisant la construction de 60 000 mètres carrés supplémentaires sur la nouvelle zone ODE. De plus il manque encore une fois une ambition à moyen et long terme avec notamment un grand plan d’accessibilité facilitant tous les moyens de déplacement ou une stratégie de valorisation de l’Ecusson s’appuyant sur une candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Enfin, faut-il le rappeler, rien ne garantit à ce stade que les 300 000 euros demandés à l’Etat soient obtenus puisque le plan d’actions sera déposé plusieurs semaines après la date limite de dépôt des dossiers. »

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