Après des mois d’inaction, le Maire de Montpellier se décide enfin à voir la réalité en face : les commerçants du centre-ville de Montpellier sont bien les premières victimes des casseurs infiltrés dans les manifestations des gilets jaunes.

Je rappelle que j’ai adressé quatre courriers restés sans réponse au Maire de Montpellier pour demander le dégrèvement du prix des terrasses, panneaux et bandeaux publicitaires de l’espace public (5, 12, 19 février, et 13 mars 2019).

Je rappelle également que devant l’absence de demande d’indemnisation dans le cadre de l’opération nationale de revitalisation et d’animation des commerces par le Maire de Montpellier, j’ai obtenu un rendez-vous dans l’urgence à Bercy pour envisager « un tour de rattrapage » avec la Présidente de l’association des commerçants de Montpellier, le Président de la CCI Hérault et Vice-Président de la CCI Occitanie, et le Maire de Montpellier avait refusé de se joindre à nous.

Il aura fallu beaucoup d’opiniâtreté à toutes les parties prenantes pour que, enfin, le Maire de Montpellier accepte de prendre en considération les difficultés des commerçants. C’est un premier pas. Insuffisant certes, mais qu’il convient de noter, quand bien même l’exonération prévue pour le troisième trimestre 2019 par la municipalité consiste en un tour de passe-passe compte tenu de l’augmentation de 2,5% de la fiscalité depuis 2018.

J’attends désormais les autres mesures que devrait proposer le Maire de Montpellier pour compenser son inaction des derniers mois et mettre, enfin, en place un plan de redynamisation du centre-ville. Pour retrouver notre attractivité, il faut une volonté et des moyens. La gratuité du stationnement les samedis après midi et entre 12h et 14h sont des leviers de compétitivité des centres-villes et des premières pistes à expérimenter sans tarder.

Patrick VIGNAL
Député de l’Hérault