La plupart des célébrations religieuses ne sont pas scripturaires (elles n’apparaissent pas dans les textes). Il s’agit généralement d’anciennes fêtes païennes aux origines oubliées, auxquelles on fait correspondre certains concepts ésotériques, ou des épisodes bibliques.

La Pentecôte est positionnée cinquante jours après le dimanche de Pâques, précisément sept semaines (chiffre de Dieu) suivies du lundi permettant d’atteindre le nombre symbolique. En numérologie, les possibles interprétations du cinquante sont multiples. Pour retracer le sens étymologique du mot Pentecôte, observons la signification du cinq et du zéro.

Comme le sept, le cinq représente les anges, ou angas indiens, indices menant à la clairvoyance. Peu importe que ces cinq indices soient cités ou non ; la seule mention du chiffre constitue elle-même l’indice. La première partie de Pentecôte dérive du panca (chiffre cinq) indien, devenu penta ou pente en grec ancien. Le zéro symbolise la tête humaine : l’intégration du savoir.

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Les fêtes sacrées sacrées nous parlent, et délivrent des messages simples. Pour exemple, l’ascension représente l’élévation spirituelle, permettant d’accéder au gnôthi seauton, la connaissance de soi. L’assomption, ou dormition est une allégorie de la nécessaire sortie du sommeil de la conscience. Équivalent de l’éveil bouddhiste. Qui ne médite sur le sens des mots demeure enfermé dans la sphère de l’illusion.

La pierre philosophale est dissimulée dans le verbe. Pentecôte signifie réellement pente et côte, allégorie de la non-dualité. Selon notre angle de vision, un sol incliné devient une pente ou une côte. Ne pas en déduire que tout se vaut ; mais que seule une vision claire, non altérée par le conditionnement mondain, révèle la réalité de l’existant.

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