Depuis des décennies, aucune forme d’écologie n’est parvenue à enrayer – ni même à ralentir – les dégradations environnementales. Secret de polichinelle, la destruction de la nature a pour cause principale le lobbying, ce terme politiquement correct dont on affuble la corruption.

Une fois évincées les technologies les moins polluantes et privilégiées les plus rentables (pour les décideurs), le citoyen, simple consommateur, se retrouve en fin de chaîne.

Marcher pour le climat n’équivaut-il pas à marcher contre le cancer ? L’intention est louable, mais quid de l’efficacité ?! La vieille croyance au « tous responsables » revient à demander aux animaux de la forêt d’arrêter la chasse. Pourtant le phénomène hypnotique opère. Les bêtes se rejettent la faute, et les chasseurs peuvent se réjouir par avance d’un avenir foisonnant.

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Avant d’être subis par la nature, les ravages écologiques sont infligés à la nature humaine. Ils renforcent notre sentiment d’impuissance. Déconcertée, la pensée perd toute logique et s’empare de solutions illusoires, mais rassurantes.

Chaque semaine dans le Monde, plusieurs militants écologiques sont assassinés (200 en 2016, 197 en 2017). Les enjeux dont il est question nous dépassent, et le pouvoir d’agir n’est pas nôtre.

Nous assistons à la disparition des insectes. Des vers de terre. Des oiseaux, entre autres espèces animales. Pendant ce temps, l’usage de produits chimiques dangereux demeure encouragé, épaulé des décisions politiques les plus surprenantes, et d’études scientifiques complaisantes. Plutôt qu’à demander des comptes à nos élus sur l’inadmissible usage de substances comme le glyphosate, nous nous retrouvons avec une quête de l’impossible : celle de la planète à sauver. Eh bien, marchons !

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