Le Comité d’Appui de Sète organisait hier soir, une réunion publique autour de la préservation des services publics, en présence de trois des candidats aux élections européennes.

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La soirée a commencé avec l’ancienne candidate Sétoise aux législatives de 2017, Marie-Hélène Leclercq qui a ouvert la réunion publique, devant une soixantaine de curieux et de sympathisants, en rappelant les similitudes entre le programme présidentiel de La France insoumise et son programme européen, « un programme révolutionnaire, arme de guerre contre l’ultra-libéralisme », mais surtout avec les revendications des Gilets Jaunes, une similitude qui tiendrait principalement pour la Sétoise, au mode d’élaboration du programme – consultatif et populaire -, à l’opposé des programmes « rédigés sur un coin de table par une équipe de crânes d’œuf » ou des discours qui mettent « l’humain d’abord à la sauce Macron ».

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« il ne peut pas y avoir de victoire électorale, s’il n’y a pas mouvement social et il n’y a pas de mouvement social sans débouché électoral » – Pascale Le Néouannic

Après cette courte introduction, Pascale Le Néouannic, candidate sur la liste européenne, en 13e position, a présenté l' »ampleur » du désastre présent et à venir pour les services publics avec une métaphore imagée, fabriquée pour bousculer l’imaginaire, « aujourd’hui, c’est l’anniversaire des trente-cinq ans de Tchernobyl, huit ans de Fukushima et deux ans de Macron, trois catastrophes ». C’est que pour l’attachée territoriale, la politique du Président de la République, favorise les plus riches, avec l’aide d’une Union européenne qui favorise le démantèlement des services publics : « un système organisé par Emmanuel Macron, pour prendre aux pauvres pour donner aux plus riches ».

La candidate montpelliéraine résume malicieusement son combat politique et électoral au sein des nombreux mouvements sociaux qu’elle a traversés, « il ne peut pas y avoir de victoire électorale, s’il n’y a pas mouvement social et il n’y a pas de mouvement social sans débouché électoral ».

« ce qu’on est entrain de vivre, c’est comme le Mondial 98, ça restera dans l’Histoire » – Rhany Slimane

Du côté de Rhany Slimane, candidat en position non éligible, le show a été assuré, alors que de nombreux Sètois en venaient à regretter qu’il ne soit pas plus haut dans la liste, l’ancien abstentionniste montpelliérain de 34 ans a pris le temps de rappeler son « historique », celui d’avant la découverte du programme de La France insoumise, mais aussi son implication dans les différents mouvements sociaux et son engagement auprès des Gilets Jaunes, « ce qu’on est entrain de vivre, c’est comme le Mondial 98, ça restera dans l’Histoire », lâchera-t-il devant une salle attentive.

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C’est que pour le candidat de La France insoumise, aujourd’hui « il faut s’investir, en étant Gilet Jaune et en revenant sur les ronds-points le 4 mai », pour « reprendre la rue, reprendre la ville », car il y a une « urgence » démocratique, qu’« il faut concrétiser par le RIC ». Et, pour cela le montpelliérain reste optimiste, car la France a les « moyens de bouter le monarque qui nous dirige, avec une arme, le bulletin de vote ».

« il faut montrer que nous ne voulons plus du petit copiste de Bruxelles » – Anne-Sophie Pelletier

Peu après 19h30, Anne-Sophie Pelletier, 5e sur la liste européenne de La France insoumise, et surtout, aide médico-psychologique en EHPAD et syndicaliste leader d’une grève de 117 jours dans un établissement de Foucherans, a pris la parole pour présenter « l’enfer des EHPADS privés ».

Moment fort de la réunion publique, sa prise de parole fut l’occasion pour l’autrice du témoignage « EHPAD, une honte française », de décrypter et critiquer la politique du gouvernement, « grand enfumage version 2 », et de défendre l’utilité d’envoyer des députés au Parlement européen, car dans cette « première échéance depuis les élections législatives, il faut montrer que nous ne voulons plus du petit copiste de Bruxelles », et « instaurer un rapport de force pour faire basculer l’Europe ».

Après les questions du public, tout à la fois sur le futur travail des députés européens et sur le fond du mandat, les candidats ont pu prendre le temps d’un verre pour parler en toute simplicité avec les Sètois venus les rencontrer.

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