Philippe Saurel, maire et président de la Métropole de Montpellier a attaqué, ce samedi lors de la marche du climat, les militant-es du vélo à Montpellier. 

C’est, non seulement lamentable, mais surtout, cela démontre son attitude rétrograde et son incapacité à prendre la mesure des changements à opérer et des attentes des citoyens.

L’absence de pistes et d’équipements cyclables est une réalité que vivent tous les jours les cyclistes à Montpellier.

Le maire-président de la métropole a rappelé samedi, jour de la manifestation sur le climat, que les initiatives des cyclistes visant à créer des pistes cyclables n’étaient pas les bienvenu-es à Montpellier.

Il  a annoncé dresser un PV contre des militant-es pour avoir peint  une piste cyclable symbolique sur l’avenue de Toulouse ; l’avenue la plus dangereuse de la ville qui ne dispose d’aucun aménagement pour les vélos.

A Nantes, « les militant-es du Vélo ont repeint 8 fois la rue de Strasbourg et la ville de Nantes n’a jamais réagi ainsi ». (à voir ici)

Rappelons que Philippe Saurel, avait déjà indiqué que les investissements cyclables n’étaient pas opportuns car ils ne profitaient qu’à très peu de gens. (voir la video)
Ce fut le déclenchement du mouvement #jesuisundesdeux, et la plus importante manifestation cycliste en France le 10 novembre 2018 à  Montpellier.

Cette nouvelle déclaration, le jour même de la marche du siècle sur le climat, qui a réunit 12 000 personnes à Montpellier, montre le décalage complet de la politique municipale au regard des enjeux de société, l’absence de vision, de débat, et de politiques publiques de transports.

Montpellier est la seule ville de France à avoir 3 élu-es en charge du vélo à la ville et à la Métropole, et en même temps à n’avoir aucun budget pour le vélo.

Manu Reynaud, pour Europe Ecologie – les Verts Montpellier