L’association Anîmes atelier d’idées a organisé ce samedi, le grand débat national à Nîmes.

Durant plus de deux heures, en présence de Françoise Dumas, les personnes présentes ont pu s’exprimer sur les quatre thèmes proposés, à savoir la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté et enfin l’organisation de l’état et des services publics.

Dans un souci de transparence, toutes les contributions, remarques, propositions ont été consignées au fur et à mesure par une bénévole et transposées sur un rétroprojecteur en direct.

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Sur les quatre thèmes proposés, la précarité (qui n’était pas au programme), et la citoyenneté ont été les deux parties les plus importantes du débat.

En effet, de nombreuses personnes sont venues raconter leurs difficultés à vivre au quotidien. La transition écologique vue comme punitive, la baisse des APL, tout a été retranscrit.

La citoyenneté a elle aussi pris une part importante dans le débat. Les questions sur le manque d’éducation en matière de citoyenneté des jeunes Français a été mis sur la table.

Une intervenante en a alors expliqué la raison « intégrer la citoyenneté dans le cursus scolaire a déjà été débattu il y a plusieurs années, et il a été décidé que l’école était un lieu neutre, un lieu d’apprentissage des savoirs, et pas forcément de ce type de questions. Que cela semble être en train de changer » et de rajouter « qu’il y a 20 ans, l’idéologie dominante était de laisser les enfants dans un univers d’apprentissage qui ne les formatait pas. »

Le rôle du député a aussi été évoqué.

Madame Dumas a répondu que contrairement à ce que les gens semblent penser, les députés ne sont pas déconnectés de la réalité. Pour cela, elle a rappelé son propre parcours, elle qui a été élue à l’âge de 50 ans et qui travaillait avant sa première mandature dans le milieu social.

Ajouter à cela, pêle-mêle, le vote blanc, la désindexation des pensions des retraités, une demande moratoire sur l’article 123 du traité de Lisbonne, les problèmes d’habitat, la difficulté des travailleurs précaires et la démocratie locale, l’ISF et le CICE.

Faute de temps, le quatrième point n’a pu être abordé.

Il en a résulté un grand débat qui s’est voulu ouvert, moins formaté que le site internet où les questions sont loin de faire le consensus. Toutes les prises de paroles vont être envoyées sur la plateforme dédiée à cet effet.

Jean-François Mespoulet, bénévole de l’association, et qui a animé le débat « on a ressenti un désir important des gens de dire leur vécu, de ce qu’ils attendent de l’État, de leurs communes… et c’est en cela que c’est intéressant »,

Un gilet jaune, Jean-François Navarro, qui a déjà participé cinq fois au « grands débat national » a lui émis des réserves sur cet exercice de style assez inédit.

En attendant la clôture de ce grand débat national, les consultations continuent un peu partout dans le Gard. Reste à savoir la manière dont le gouvernement va répondre à ces demandes.

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