La 29e édition du festival de Flamenco de Nîmes se tiendra jusqu’au 20 janvier.

Jusqu’au 20 janvier, la ville se pare des couleurs de l’Andalousie pour faire vibrer les Nîmoises et les Nîmois avec pas moins de treize spectacles dispatchés à travers les théâtres de la ville, mais aussi dans les musées, les médiathèques. Des conférences, des expositions, des master class, ainsi que des représentations pour les tout petits sont au programme.

La chaleur sévillane va redonner du baume au cœur aux Nîmois, malgré le froid polaire.

Le flamenco est par excellence le genre musical que l’on associe inéluctablement à l’Espagne, mais qui nous semble figé dans le temps et dans une incapacité à renouveler son répertoire. C’est justement ce préjugé que François Noël, directeur du Festival a voulu faire tomber avec cette nouvelle édition.

Il exprime avec force conviction que « plus que jamais le flamenco est un art vivant, et vibrant qui ne cesse d’évoluer, de se transformer, de se ressourcer et dont personne ne peut prédire l’avenir »

Et c’est dans cette optique que la programmation de cette 29e édition a été conçue ; entre tradition et renouveau, entre bel cante classique, telle Maria Terremoto avec la huela de mi siento, petite fille de Terremoto de Jerez et Nino de Elche qui balaye la tradition délibérément, au point où certains puristes vont jusqu’à le traiter de punk. Tout comme Eva Yerbabuena, grande danseuse de Grenade qui s’ose un partenariat unique avec une chanteuse traditionnelle japonaise Anna Sato. Pour cette prouesse, les deux femmes se sont rendues sur un petit archipel au Japon d’où Sato est originaire et dont elle interprète les Shima Uta, un chant unique de ce lieu du bout du monde. De cette rencontre, Anna en kimono de soie prêtera sa voix à la belle Eva pour un spectacle unique et singulier.

Les aficionados du Flamenco traditionnel ne sont pas laissés pour compte

Arcángel, artiste d’une exigence rare, qui a écumé le monde, et multiplié les expériences de haut vol se produit pour la première fois au théâtre Bernadette Lafont. Avec les guitares scintillantes de Dani de Morón et de Salvador Guttiérrez, l’un des piliers du toque d’accompagnement, Arcángel renoue, après quelques expériences musicales, avec le flamenco intime et dépouillé, le Flamenco vibrant, sans artifices. Il a choisi tablao spectacle issu de son disque

De même, ils vont retrouver avec plaisir, Ana Moralès, fidèle d’entre les fidèles, ancienne soliste du ballet flamenco andalou, devenue chorégraphe dans son nouveau spectacle Sin Permiso-cautionnes para el silencio.

Sans oublier Kiki Morenté, fils d’Enrique Morente, monstre sacré du Flamenco de la fin du siècle dernier. Le benjamin de cette lignée présente quant à lui Albayzin.

Pour conclure sur les mots de jean Paul Fournier, maire de Nîmes « Grâce à l’action de l’équipe menée par François Noël, et sous l’impulsion de Daniel-Jean Valade, adjoint délégué à la culture, l’espace d’une dizaine de jours, la cité des Antonins est indiscutablement la capitale mondiale de cette expression artistique si particulière, mais aussi si délicatement attachée à l’âme nimoise. »

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