Le gouvernement a privé la jeunesse de son droit à s’inscrire librement à l’Université, et il continue : restructurations, casse de la licence, réforme de la formation des enseignants… Encore une fois : unis pour lui barrer la route et résister !

La rentrée 2018 s’est déroulée sous le signe à la fois de l’application de la loi ORE et des nouvelles mesures que le gouvernement souhaite appliquer pour l’ESR, en particulier le nouvel arrêté « licence », les restructurations dans l’enseignement supérieur et la « réforme de la formation des enseignants ». Combiné avec les récentes annonces pour « moderniser » le service public (puisées dans le rapport de juillet 2018 appelé « cap 2022 », non rendu public car trop explosif) c’est un feu roulant contre l’enseignement supérieur, ses personnels et ses missions auquel se livre le gouvernement, préparant ainsi un avenir sombre à notre société et à ce qui en constitue l’un des piliers : la jeunesse, l’éducation et la recherche.

  • Si le gouvernement affiche un satisfecit concernant Parcoursup, ce sont environ 180 000 jeunes qui sont sortis du dispositif, sans compter tous ceux qui ont accepté un choix par défaut, et le symbole que la réforme imprime : moins de jeunes dans les facs, moins d’argent pour la formation ;
  • L’arrêté licence vise à aller au bout de la réforme LMD : réduire au maximum ce qui relève des disciplines, avec un contenu décidé localement en fonction des besoins des « bassins d’emplois », faisant éclater le cadre national des formations, avec en plus des « contrats pédagogiques » qui seront une surcharge de travail pour les personnels ;
  • Par ailleurs, les restructurations de nos établissements (ordonnance « expérimentation – politique de site »), qui ont surtout permis des économies d’échelle pour répondre aux carcans de la réduction de la dépense publique, vont s’accélérer puisque le projet d’ordonnance prévoit non seulement de fusionner certains établissements, mais également la généralisation de « l’expérimentation » pour aller vers une régionalisation complète, le tout dans la stratégie « d’excellence » qui n’est autre qu’une mise en concurrence des chercheurs dans le cadre d’appel à projet pour cacher la pénurie.
  • Concernant la réforme de la formation des enseignants, le gouvernement souhaite une liquidation des connaissances fondamentales (qualification disciplinaire) pour laisser place aux « compétences » qui deviendraient prépondérantes pour le recrutement. De plus, la contractualisation deviendrait prépondérante (cap2022), et la masse des heures de formation seraient en fait effectuées… dans les établissements scolaires ! En ligne de mire, la fin des concours et le recrutement à la « motivation ».

Pour ces raisons, nos organisations réaffirment que toutes leurs revendications, en particulier celles qui ont forgé l’unité syndicale depuis des mois, sont légitimes et devront s’imposer :

  • abrogation de la loi ORE et de Parcoursup, libre inscription dans la filière de son choix, avec les moyens nécessaires à la formation de la jeunesse !
  • abrogation de l’arrêté licence !
  • non à l’expérimentation pour fusionner/restructurer : l’ESR doit rester un service public national et égalitaire !
  • défense du statut des enseignants, contre la contractualisation, contre le projet de réforme de la formation des enseignants !

C’est sur la base de ces revendications, unies, que nos organisations seront présentes à la journée de mobilisation prévue par nos fédérations respectives, rejoignant les milliers de collègues du premier et second degré qui seront en grève pour refuser les 2630 suppressions de postes d’enseignants découlant directement de la réforme Blanquer de casse des disciplines et du bac :

GRÈVE et MANIFESTATION le 12 novembre ! Rdv 10h30 au Peyrou

L’avenir, c’est la jeunesse, la formation, les statuts, les diplômes nationaux, pas la destruction du service public et l’austérité ! Seul le rapport de force pourra renverser la vapeur !

FSU (SNESUP) UM & UPV
Solidaires (Sud Education Sud Recherche EPST)
CGT (SNTRS, UM)
SCUM
SNPREES-FO