Blanquer à Nîmes, l’autre côté de la visite

Nîmes, lundi 5 novembre Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, a visité différents établissements scolaires de la ville.

Il était accompagné – en partie – par Julien Denormandie, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, qui a du rejoindre Marseille à cause du tragique évènement de la matinée, deux immeubles se sont effondrés rue d’Aubagne.

C’était la rentrée nîmoise de Jean-Michel Blanquer, occasion de faire un point sur les incidents signalés par les chefs d’établissement et qui font l’objet d’un suivi : un dispositif a été mis en place dans le département. Toutes les violences entraineront des poursuites judiciaires.

Une vision complète du temps de l’enfant

Beaucoup de lancements à Nîmes : une convention nationale avec la Croix-Rouge pour développer des classes à option « Croix-Rouges » sur tout le territoire, et le principe des « cités éducatives ». Objet de ces cités : « fédérer toutes les énergies autour de l’enjeu éducatif pour avoir une vision complète du temps de l’enfant, » tweetera le ministre de l’Éducation.

Une autre réalité, un autre rythme, peut-être à contrario du tempo de la visite du ministre, avec Betty Théodor, accompagnatrice d’élèves en situation de handicap et Sylvie Polinière professeur dans un lycée professionnel. L’une dénonce la fragilité des contrats à hauteur de 750 € par mois, et l’autre tient à signaler le manque de moyens pour l’enseignement professionnel qui n’est pas valorisé. Précision aussi : il y aurait une forme de répression syndicale : « être militant, c’est devenir l’ennemi de l’administration […] on a une collègue CGT Éducation qui est en conseil de discipline parce qu’elle est trop revendicative, elle n’est pas constructive, » relate Sylvie Polinière.

Une autre vision, l’autre côté de la visite :

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