Le 1er octobre 2018

Selon les premiers élèments disponibles, cette nouvelle mouture de l’ALENA 2.0 (Accord de libre-échange Nord-Américain) qui vient d’être signée entre Donald Trump et Justin Trudeau, offre aux Etats-Unis un accès à environ 3,5% du marché laitier canadien, évalué à 16 milliards de dollars, tout en protégeant le Canada d’éventuels tarifs douaniers automobiles.

Il vise donc à protéger les automobiles canadiennes au détriment du marché du lait canadien qui s’ouvre au lait américain.
Selon Reuters, le gouvernement Trudeau se serait donc engagé à dédommager ses producteurs laitiers lésés. Ce que la Commission européenne nous interdit de faire pour les nôtres, au nom de la libre-concurrence !

L’accord du CETA engagé par M. Juncker va sûrement permettre aux producteurs laitiers canadiens de rééquilibrer cette situation sur le dos des producteurs laitiers européens. En décembre 2017, les professionnels de la filière laitière en France estimaient qu’il n’y avait « pas de risque de voir [les] produits laitiers concurrencés, vu le niveau du prix du lait » canadien. Ce n’est plus le cas désormais. Avec cet accord USA-Canada, cela risque d’empirer.

Au final, ce sont toujours les filières agricoles qui pâtissent du libre-échangisme, car elles pèsent moins que les industriels de l’automobile. L’immense majorité des ALE conclus par la Commission européenne vont dans ce sens.

Un protectionnisme intelligent, excluant tout libre-échangisme débridé, serait en capacité d’éviter le pire à nos filières.

Seule une Europe des Nations et des Libertés le permettra en 2019 !

Communiqué de presse de France JAMET,
Député français au Parlement européen
1ère Vice-présidente du groupe RN au Conseil Régional d’Occitanie,
Membre du Bureau national du rassemblement national