POURSUITE DES ABUS À L’UNIVERSITE DE MONTPELLIER

CONFÉRENCE DE PRESSE
MERCREDI 04 AVRIL 2018 à 17h
23 RUE LAKANAL, 34090 MONTPELLIER
Communiqué du comité de la Faculté de Droit et de Science Politique du 03 mars 2018

Jeudi 22 mars, une assemblée générale inter-catégorielle et intersyndicale s’est tenue avec l’autorisation des autorités compétentes dans l’amphithéâtre A de la Faculté de Droit et de Science Politique de Montpellier dans le cadre de la mobilisation contre la loi Vidal. L’occupation pacifique pour la nuit et la tenue d’une assemblée générale le lendemain à 8 heures avaient été votées. Vers minuit, un commando cagoulé et armé de bâtons, planches et taser, s’est introduit dans l’amphithéâtre et a évacué les étudiant.e.s avec une extrême violence. Accusé d’avoir commandité cette action, le doyen Phillipe Pétel a présenté sa démission et a publiquement affirmé que des étudiants et des professeurs faisaient partie des assaillants. Ses propos ont été corroborés par le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon, qui avoue même avoir fait partie des agresseurs dans un média national. Ces derniers ont depuis été placés en garde à vue et mis en examen. Ce mardi matin, un rassemblement se tenait devant la Faculté de Droit et de Science Politique pour contester une réouverture de la Faculté estimée prématuré à la vue du manque de mesures prises à l’encontre des responsables des agressions. Alors que l’évènement se déroulait dans le calme et le respect des règles relatives à l’ordre public, un représentant du personnel de l’Université de Montpellier a été empêché d’entrer dans la Faculté par des agents de la sécurité incendie, alors même qu’il détenait sa carte de l’Université, un dispositif de filtrage ayant été mis en place par la présidence. C’est uniquement parce que les personnels de la sécurité incendie l’ont reconnu comme représentant syndical du SNESUP-UM, membre du comité technique et professeur à l’Université des sciences qu’ils l’ont empêché de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement. Ces actes constituent un délit d’entrave au droit syndical, passible de poursuites pénales. Les membres de la sécurité incendie ont ensuite empêché une doctorante militant pour la suspension des acteurs mis en cause dans les événements violents du 22 mars 2018 de pénétrer dans l’enceinte de l’établissement, encore une fois pour l’unique raison qu’elle faisait partie du mouvement et ce malgré la présentation de sa carte multi-service. La loi de l‘omerta règne toujours sur la Faculté de droit et de science politique. En ce sens, l’administrateur provisoire a envoyé un communiqué aux personnels titulaires et contractuels, enseignant.e.s-chercheur.se.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s, ingénieur.e.s, administratifs et techniques de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier, les invitant à ne pas participer aux mobilisations qu’elles soient intérieures ou extérieures à l’Université, à ne pas prendre position et éviter toute interview journalistique. Cette demande se pose paradoxalement à l’interview réalisée par Jean-Luc Coronel de Boissezon deux jours plus tard pour le journal d’extrême droite l’incorrect ne prenant pas en compte les orientations choisies par l’administration. S’ajoute donc à la loi du silence, celle de mesures à deux vitesses au sein du personnel de l’Université qui refuse de condamner des prises de parole d’extrême droite.

Afin de vous donner de plus amples informations sur les avancées de l’enquête et sur ce qu’il s’est passé ces derniers jours, nous appelons à une

CONFÉRENCE DE PRESSE
MERCREDI 04 AVRIL 2018 à 17h
23 RUE LAKANAL, 34090 MONTPELLIER

Le comité de mobilisation de la Faculté Droit et de Science Politique