#Grève22mars : entre 323.000 et 500.000 en France, entre 6 500 et 9 500 à Montpellier.

Le gouvernement a subi son premier grand test social de l’année, avec la grève de la fonction publique et de la SNCF. Le mouvement était largement soutenu par les français (55%) selon le baromètre des services publics Odoxa pour la Banque française mutualiste, l’Obs, et France Inter publié mercredi dernier.

Il faut penser printemps

« Il faut penser printemps », demandait le candidat Macron pour « réconcilier l’ambition et le réel ». C’était en janvier 2017 à Clermont-Ferrand. Et c’était sans imaginer que sa boulimie de réformes, en tant que Président donnerait à son gouvernement un visage autoritaire et arbitraire, capable de faire basculer l’opinion publique, pour créer peut-être un printemps français « inédit ».

Fonctionnaires et cheminots en marche contre Macron, ont avec leurs mobilisations créé une convergence des luttes, et leur cortège s’est vu grossir avec la présence des avocats, des retraités, des étudiants et lycéens. Les organisations politiques aussi étaient nombreuses. Si à Paris, Olivier Faure (PS) s’est fait huer et Jean-Luc Melenchon LFI s’est fait acclamer, localement aussi la présence de la France insoumise, comme celle du Parti Communiste et de NPA, ont su être appréciées des manifestants de ce rassemblement intersyndical, du jeudi 22 mars.

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Ils étaient plus de 500.000 manifestants en France selon la CGT, 323.000 selon les autorités. Les medias les avait rendus inaudibles, la progression est pourtant là. En comparaison, ils étaient 209.000 manifestants, selon le ministère de l’Intérieur, lors de la manifestation des fonctionnaires d’octobre dernier et 223.000 en septembre pour la manifestation contre les ordonnances.

Interviews #Montpellier #22mars :
Mehdi Naimi, André Brunel, Ludivine Tamani, Liêm Hoang Ngoc, François Liberti, René Revol et Muriel Ressiguier.