Auto-organisation, sortir de l’idéologie de la résignation

Grabels accueillait dimanche Manuel Bompard directeur des campagnes de la France insoumise. Comme aime à le rappeler René Revol maire de la ville : “ les salles de la commune sont ouvertes et mises à la disposition de toutes les organisations politiques, et cela gratuitement ”.

Rhany Slimane, animateur du groupe d’action « Lutte Populaire Montpellier » et à l’origine de cette réunion publique, avait pour objectif de sensibiliser sur les vertus de l’auto-organisation. Auteur de la première expérience victorieuse à la Résidence du Lac à Montpellier, ce jeune militant LFI a su transmettre son enthousiasme, et surtout partager son expertise du terrain, déjà bien avancée.

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Aimer, c’est agir

Appuyé dans sa démonstration par Manuel Bompard, l’auto-organisation se révèle une véritable bataille culturelle avec pour but avoué de renverser l’idéologie de la résignation, faire renaître une conscience collective. “Aimer, c’est agir”, écrivait Victor Hugo. Ici, agir, c’est retrouver le goût des autres, le plaisir de la confrontation et de l’échange. Et surtout donner l’opportunité aux habitants de prendre un réel pouvoir sur le cours de leurs vies.

Auto-organisation : le travail de ces militants est un travail qui se fait en toute humilité. Le porte-à-porte a pour effet de prendre en pleine face les détresses, les colères, et les urgences sociales. Théorisés par le sociologue américain Saul Alinsky, l’écoute et le rassemblement pour faire émerger des revendications communes nécessitent une règle d’or précisée par Manuel Bompard : “ Il est important de faciliter l’auto-organisation, il ne faut pas la dicter ”. Entendre qu’il faut savoir laisser la place, à celles et ceux qui vont devenir des citoyens actifs, savoir s’éclipser, gommer toute attitude égocentrique, avec pour seul bénéfice d’avoir été un peu à l’origine d’un nouveau bien-être social. Vertu de l’auto-organisation : elle fait naître dans le coeur de l’initiateur un bien-être individuel qui, dit-on, va en grandissant.

“ Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience 

L’autre étape possible et certainement essentielle dans la démarche de La France insoumise, c’est l’éveil d’un peuple. Un peuple encore sourd aux obstacles qui l’attendent. Ces habitants, ces citoyens deviendraient, grâce à l’accumulation d’expériences et grâce aux succès de leurs actions revendicatives, des acteurs politiques de premier rang.

Ainsi, “ il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience”, selon Jean Jaurès. Pour Manuel Bompard : “On pose les bases d’une société qui se prend en main où les individus éparpillés, atomisés dans la population deviennent des citoyens et des citoyens qui sont une force révolutionnaire, une force de changement.

Interview :

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