Et si, bien au-delà du seul contrôle administratif et du respect des lois, le rôle du préfet et de ses équipes devenait avec les contrats de ville (2015-2020) et grâce à la mise en place des conseils citoyens¹, une garantie de la construction du bien-être social.

Jeudi 6 décembre, dans le quartier Gely à Montpellier, la visite de Pascal Otheguy, sous-préfet de l’Hérault en donnait presque le sentiment. Sans escorte ni sirènes, entouré de quelques habitants, dans la proximité et dans la volonté de prendre le temps de comprendre et de mesurer l’importance d’agir efficacement, le rythme est ainsi posé.

Stéphane Hernandez, membre du Conseil Citoyen est à ses côtés. Comme le dit Pascal Otheguy : « nous faisons ensemble, un diagnostic en marchant », avec comme guide, Isabelle David-Igel au dynamisme contagieux. Dynamisme qui lui donne une autorité empreinte d’élégance et de réflexion. Paroles d’habitants, ici certains l’appellent leur « petite princesse », et c’est la déléguée du Préfet sur les quartiers Gély-Figuerolles, Gambetta et Nord-Ecusson.

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Donc, Isabelle David-Igel organisatrice de ce rendez-vous de travail, a soigné dans le détail le parcours dans le quartier. Cela ne ressemble en rien à une visite de courtoisie. Son pas est décidé et rapide, le programme est chargé. L’important est de prendre le sens du réel, pour en faire l’analyse complète et la mesurer aux échéances à venir. En effet la première évaluation des 435 contrats de ville signés par l’État et les collectivités territoriales devra se tenir au début de l’année 2018. Avec deux questions centrales :

La stratégie déployée est elle la bonne ?
Nécessite-t-elle un réajustement ?

Pour les quartiers concernés à Montpellier (Gély, Pompignane, Aiguelongue, Vert Bois, Celleneuve, Lemasson, Mosson, Près d’Arènes, Petit Bard- Pergola, Cévennes, Figuerolles, Pas du Loup – Val de Croze),  cela permettra de vérifier la justesse des choix qui auront été pris jusque-là. Un temps de pause et un temps de réflexion qui seront certainement riches d’enseignements. Occasion de contrôler si « la promesse de la République » est bien respectée, si elle prend la bonne direction et si les budgets alloués pour la politique de la ville sont répartis aux bons endroits et pour les bonnes personnes.

En action, depuis juin 2015 et créé par la loi de programmation  pour la ville et la cohésion urbaine (21-02-2014) : « le contrat de ville » est fait pour simplifier les relations entre l’État et les collectivités chargées d’appliquer la politique de la ville.

Pour l’EPCI Montpellier Méditerranée Métropole qui pilote ce contrat, ce sera l’occasion d’une belle analyse, avant l’année 2020 qui sonnera l’heure du bilan moral et financier. Deux années qui risquent de passer très vite. Il faudra vérifier si les trois piliers de la fondation des contrats de ville : cohésion sociale, cadre de vie et renouvellement urbain, développement économique et emploi, auront su résister aux différentes agitations politiques.

Colmatage, ou remède efficace ?

Souhaitons que cette étape de la politique de la ville n’ait pas seulement colmaté les problèmes de vie du quotidien, mais qu’elle ait aussi permis d’identifier ce qui provoque l’éviction de certains habitants, pour y trouver un remède efficace.

Interviews :

1 – Les conseils citoyens sont créés dans les territoires prioritaires. Ils ont pour mission d’être des lieux d’échanges entre habitants, de développer leur expertise d’usage, d’assurer leur représentation dans toutes les instances du contrat de ville et de constituer un espace permettant de valoriser les initiatives.

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