Numa Hambursin au Carré Saint-Anne en février 2017 (deuxième à gauche)
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Passer en force. C’est le choix qui a été fait par la Métropole, qui a décidé d’officialiser l’élection de Numa Hambursin à la tête du MOCO.

Après plusieurs heures de flottement, la Métropole a finalement décidé que ses 12 voix sur 19 correspondaient au « deux tiers des suffrages » nécessaires. En pratique, l’ancien directeur artistique du Carré Sainte-Anne (2010-2017) a reçu les voix des représentants de la Ville (4 voix), de la Métropole (7 voix) et de l’État (3 voix). Selon le communiqué de la Métropole, « le Président du MO.CO., Éric Penso, a pris acte de la proposition de son conseil d’administration et de la majorité qualifiée qui s’est ainsi exprimée ».

Pour certaines sources bien informées, il était plus que temps de mettre fin aux polémiques, après un rassemblement ce matin, devant le siège de la Métropole, d’une centaine d’étudiants des Beaux-Arts de Montpellier qui dénonçaient notamment le limogeage de Nicolas Bourriaud, candidat malheureux à un second mandat, dont le projet avait été refusé le 4 mars dernier. Le jury lui avait alors préféré les candidatures de Céline Kopp, Ashok Adicéam et Numa Hambursin.

Il est des petits noms qui marquent plus que d’autres. Si Numa Pompilius fut le deuxième roi de Rome, Numa Hambursin sera lui, le deuxième directeur du MOCO.

C’était attendu. Avec l’arrivée aux manettes de Michaël Delafosse, ce n’était plus qu’une question de temps avant le remaniement du MOCO. Voulu par l’ancien Maire-Président de Montpellier, Philippe Saurel, le projet s’était concrétisé en 2019 avec Nicolas Bourriaud à sa tête. L’EPCC qui regroupe la Panacée, l’hôtel des collections et l’école des Beaux Arts a fait les frais du changement de majorité politique.

Âgé de 41 ans, Numa Hambursin a assuré de 2010 à 2017 la direction artistique du Carré Sainte-Anne de Montpellier. Prix AICA France de la critique d’art 2018 pour un texte depuis publié aux éditions Sometimes, Marlène Mocquet et la critique d’art (2020), Numa Hambursin assurait, jusqu’à aujourd’hui la direction artistique de la Fondation GGL HELENIS pour l’art contemporain.

Numa Pompilius avait donné à Rome, selon la légende, son calendrier et ses rites. Gageons que Numa Hambursin fera de même pour un MOCO qui tarde à s’implanter dans la Métropole et le paysage artistique français.

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