René Revol (© JPV)

En tant qu’ancien membre du bureau national de l’Union nationale des étudiants de France – UNEF au début des années 1970, ayant été le premier syndicaliste étudiant poursuivi par la loi scélérate anticasseurs du pouvoir Gaulliste de l’époque ; je tiens aujourd’hui solennellement à apporter tout mon soutien à l’UNEF et à ses responsables face aux attaques indignes dont ils font l’objet depuis plusieurs jours. 

Alors que des militant.es organisent en interne des groupes de parole entre personnes ayant subi des discriminations raciales ou de genre, ces militant.es sont accusé.es de manière éhontée de racisme par les responsables de l’extrême droite comme par des responsables de la droite et du gouvernement. Certains n’hésitent même pas à proposer la dissolution de ce syndicat historique qui s’est battu contre la guerre d’Algérie et contre toutes les formes de répression de la jeunesse depuis la seconde guerre mondiale.

L’accusation portée contre ce syndicat est ignoble et sert surtout à cette classe politique réactionnaire à justifier sa dérive extrémiste. Nous sommes particulièrement choqués de voir le ministre de l’Éducation Nationale se prêter à cette curée alors qu’il ferait mieux de s’occuper de venir en aide à la jeunesse qui est frappée par la pauvreté et la précarité dans la crise sanitaire.

J’appelle tous les anciens responsables de l’UNEF à manifester publiquement leur solidarité avec l’organisation étudiante. Nous sommes face à une offensive liberticide qui exige, quelles que soient les divergences, de faire front.

René Revol
Maire de Grabels,
La France insoumise

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