Convention de La France insoumise en novembre 2017 (© AM)
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Il y a urgence.

Le monde étudiant a connu, en l’espace de   seulement quelques jours, deux tentatives de suicide qui succèdent aux suicides de plusieurs jeunes dans les Yvelines en  avril, à La Rochelle et à Toulouse en août, ou encore au suicide  de Doona à Montpellier le 23 septembre dernier et à la défenestration d’un jeune homme de 24 ans, toujours à  Montpellier, le 18 novembre dernier.

Précarisés par la crise du Covid, isolés et bouleversés par l’amenuisement voire la suppression des interactions sociales,  inquiets face à un avenir incertain, stressés à cause des cours à  distance, en difficulté pour financer leurs études, les étudiants vivent un mal-être dramatique sur le plan humain, auquel s’ajoute une inquiétude financière:

  • 1 étudiant sur 10 a eu des pensées suicidaires en 2020
  • 1 sur 3 montre des signes de détresse psychologique
  • 51,8 % des pauvres en France ont moins de 29 ans selon l’Insee.

Par conséquent, appliquer des mesures fortes pour les jeunes apparaît comme une évidence.

Pourtant, ce n’est pas le cas pour le gouvernement qui reste dans l’inaction en dépit des nombreuses alertes  lancées par les syndicats étudiants.

Alors que Jean Castex a annoncé le retour des cours en demi-groupes pour les L1, le reste des étudiants en  Licence, en Master et en Doctorat semble avoir été totalement oublié. « Nous n’avons pas de politique à  avoir pour la jeunesse » disait Emmanuel Macron. Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur,  de la Recherche et de l’Innovation, a confirmé l’inaction et le mépris typique des macronistes envers les  jeunes en déclarant que le problème « ce n’est pas le cours dans l’amphithéâtre mais l’étudiant qui prend un  café à la pause, un bonbon qui traîne sur la table ou un sandwich avec les copains à la cafétéria ».

A l’image de l’urgence écologique et sociale, nous nous demandons; combien de drames faudra-t-il encore  pour que le gouvernement agisse ?

Le moment est plus que jamais politique. Mettre en place des mesures d’accompagnement devient une  question de survie. Les Jeunes Insoumis proposent de suspendre les loyers durant l’état d’urgence sanitaire,  de généraliser l’aide alimentaire aux étudiants et de rendre gratuits les masques, le gel, les dépistages mais  aussi de leur prêter du matériel informatique.

Plutôt qu’infantiliser les étudiants, le gouvernement devrait garantir la dignité des jeunes, en complétant jusqu’à 1063 euros les revenus de tous les jeunes majeurs. Pour répondre au problème d’inégalités d’accès que crée le système néo-libéral, nous proposons aussi la  gratuité de l’enseignement supérieur de la licence au doctorat et de garantir l’accès à tous à une formation  d’enseignement supérieur en démantelant le système Parcoursup et en créant des universités de proximité.

Enfin nous voulons créer 4000 emplois jeunes sur 5 ans, rémunérés 1400 euros nets, et 15 000 logements en cité U chaque année.

Les étudiants de ce pays veulent pouvoir envisager leur avenir sereinement, et il faudra un peu plus que le chèque « Santé mentale » proposé par Madame Vidal pour les y aider. Nous saluons les distributions  alimentaires qui ont été organisées à Montpellier la semaine dernière.

Les Jeunes Insoumis.es de Montpellier

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