Patrick Vignal, député de l'Hérault decembre 2020
Le Rendez-Vous. Patrick Vignal, député de l'Hérault décembre 2020 ©lemouvement.info
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[VIDÉO] Un entretien sans filtre avec Patrick Vignal, député de la 9e circonscription de l’Hérault

VOIR AUSSI : Le Rendez-Vous avec Benjamin Téoule : Loi Sécurité globale, « ce que le Collectif demande, c’est le retrait tout simplement »

Au sommaire de ce numéro : le retour du député sur ses terres de la 9e circonscription de l’Hérault, sa potentielle entrée en dissidence face à la loi « Sécurité Globale » et la gestion de la crise du Covid-19 (?) et son horizon électoral (?)

« L’usage disproportionné de la force par des éléments de la police témoigne d’une crise et d’un malaise profond au sein des forces de l’ordre. »

Dans une tribune, le député LaREM explique, « cet article est une entrave à un principe constitutionnel fondamental, celui du respect de la liberté de la presse. » « Réelle source d’insécurité pour la presse, le risque majeur de cet article est de générer des abus en termes d’interprétation : avant même que cela arrive devant le tribunal et devant le juge, ce sont les policiers sur le terrain qui interprèteront si oui ou non, le fait d’être filmé à un moment donné peut être éventuellement constitutif de ce délit. Il laisse la liberté totale aux policiers et gendarmes sur le terrain d’empêcher des gens de filmer. »

« La violence policière n’est pas une violence ordinaire. Elle prend un sens beaucoup plus grave, venant de fonctionnaires représentant l’État. En effet, l’État est le seul dépositaire, au nom des citoyens, et contrôlé par ceux-ci, du « monopole de la violence physique légitime » tel que défini par Max Weber. Or, quand les règles qui définissent cette légitimité sont enfreintes, c’est la légitimité de l’État qui est atteinte directement. S’il ne respecte pas ses propres règles, alors pourquoi ses citoyens devraient-ils les respecter ? Le désordre de l’État, c’est le chaos de la société. »

La loi très controversée sur la « sécurité globale » a été adoptée à l’Assemblée nationale, en première lecture, mardi 24 novembre, à 388 voix pour et 104 voix contre. Dans l’Hérault, les députés Patricia Mirallès, Coralie Dubost, Jean-François Eliaou, Philippe Huppé, Emmanuelle Ménard, Christophe Euzet, Nicolas Démoulin ont voté pour. La députée Muriel Ressiguier a voté contre. Le député Patrick Vignal s’est abstenu.

[VIDEO] Le Rendez-Vous avec Patrick Vignal : « Ça fait 30 ans qu’il y a de la lâcheté, 30 ans que l’on a abandonné le service public »

 

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