Manifestation à Montpellier (© JPV)

La crise sanitaire entraine des mesures qui limitent les libertés individuelles. Le renouvellement de l’état d’urgence s’effectue en dehors de tout usage ordinaire de nos institutions et des règles démocratiques via le conseil de défense.

Les représentants élus par les citoyens ne sont pas consultés, les corps intermédiaires, les collectivités territoriales, les organisations syndicales, les associations ne sont pas entendues ce qui caractérise une crise démocratique.

Dans cette période, le gouvernement n’a de cesse de poursuivre, malgré la crise économique et l’augmentation du nombre de chômeurs, les réformes les plus libérales. Sans assise politique, ce pouvoir fait passer ses réformes sans qu’aucune contestation ne puisse émerger. Les textes de loi sont amendés au dernier moment par des articles qui restreignent les libertés. On assiste à une montée d’un autoritarisme d’État et à une remise en cause sans précédent de l’État de droit.

Avec le nouveau schéma national du maintien de l’ordre et la loi de sécurité globale, ce pouvoir entend donner toute latitude aux forces de l’ordre pour exercer leurs missions, sans contrôle démocratique et au détriment des libertés de la presse et de manifestation.

Pour toutes ces raisons nos organisations appellent leurs syndicats à participer localement aux actions de défense des libertés, à interpeller les élus pour que cessent toutes les atteintes aux droits démocratiques dans les entreprises, les services publics et en tant que citoyen.

Elles décident de construire avec l’ensemble des organisations syndicales de progrès, un front pour la défense des droits acquis et la mise en œuvre des droits nouveaux pour une société démocratique juste et solidaire.

Manifestations dans l’Hérault – Samedi 28 novembre 2020

  • Montpellier : 11H00 – Parvis de la Mairie
  • Béziers : 14H30 – Devant la Sous-préfecture

Communiqué intersyndical départemental
CGT-FSU pour le retrait de la loi Sécurité globale

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