[Communiqué de presse] Réaction du mouvement Nous Sommes aux mesures sanitaires dans la Métropole de Montpellier

Alenka Doulain et ses colistiers, en manifestatin à Montpellier, le jeudi 9 janvier 2020 (#NousSommes ©)

Avant toute chose, nous invitons les Montpelliérains et les Montpelliéraines à prendre soin les uns des autres dans cette période trouble : à l’inquiétude grandissante doivent répondre une solidarité et une entraide grandissantes. 

Pour le mouvement Nous Sommes, le temps perdu cet été a entamé la crédibilité du Président et de son exécutif. 

Alors que le risque d’une deuxième vague était connu, voilà les constats que nous pouvons faire sur l’inaction gouvernementale:

  • Les hopitaux n’ont pas été dotés de moyens supplémentaires : ni humains, ni organisationnels, ni matériels. Les soignants sont laissés une nouvelle fois en première ligne, dans un dénuement total, indigne!
  • Aucune planification n’a été pensée pour l’organisation du travail dans les établissements publics ou privés (un développement progressif du télétravail aurait pu être rendu obligatoire en travaillant sur des accords de branches). On y trouve cependant de nombreux foyers de contamination.
  • La France a perdu la bataille des masques au printemps. Elle aura aussi perdu la bataille des tests pendant l’été. Leur organisation reste peu performante au vu des standards mondiaux. La Start-up Nation chère à Macron n’a pas réussi à créer une application nous permettant de respecter le fameux tryptique « tester-tracer-isoler ».
  • Aucun plan d’accompagnement des collectivités locales dans la mise en oeuvre de plans sanitaires dans les écoles élémentaires, primaires, les collèges et les lycées, les universités. Des clusters géants s’y développent dans le déni le plus total.

L’instauration du couvre-feu montre l’incompétence d’un Gouvernement qui, ces dernières semaines, a préféré placer son énergie dans l’exaltation du « séparatisme » plutôt que d’anticiper les futures évolutions du virus afin de prendre soin de la population.

De fait, le mouvement Nous Sommes s’inquiète des conséquences du couvre feu sur les habitant.e.s, en particulier :

  • les plus pauvres, les plus touchés par la maladie, notamment les familles les plus modestes vivant en promiscuité dans les grands ensembles et celles à la rue ou dans des logements transitoires ;
  • la jeunesse, durement touchée en terme de lien social et stigmatisée comme la prétendue responsable des contaminations ;
  • nos ainés, à la santé fragile et qui souffrent plus que tout le monde de l’isolement et de la solitude ;
  • les petits entrepreneurs notamment les restaurateurs ainsi que l’ensemble des travailleurs de ce secteur, pourtant à la pointe sur les protocoles sanitaires. Et plus largement le secteur économique qui ne dispose jusqu’ici que de l’endettement pour financer ses pertes, une solution « court-termiste » très inquiétante pour l’avenir de notre pays ;
  • les artistes et le secteur de la culture (spectacle vivant et cinéma en premier lieu), amputés depuis déjà de nombreux mois de leurs activités et de leurs ressources.

En ces temps difficiles, la parole publique est précieuse. Mais une action publique anticipée, efficace est aussi indispensable. Nous nous inquiétons de la capacité de l’éxécutif montpelliérain à nous protéger. Il suffisait de parler hier aux Atsem réunis devant la mairie pour se rendre compte que l’impréparation se décline aussi localement. 

Nous Sommes Montpellier