[VIDEO] Montpellier : Un conseil municipal « consacré à l’Humain, tant par le Plan Pauvreté que par nos actions pour nos concitoyens »

Montpellier - Un conseil municipal « consacré à l'Humain, tant par le plan pauvreté que nos actions pour nos concitoyens, sur la sécurité » (CR Christophe RUIZ - Ville de Montpellier)

[VIDEO] Quelques semaines après le conseil municipal consacré à l’immobilier, celui qui aura lieu ce lundi 5 octobre dès 9h au sein de l’hémicycle de l’hôtel de ville de Montpellier « sera davantage consacré à l’Humain, tant par le Plan Pauvreté que par nos actions pour nos concitoyens », a d’emblée lancé Michael Delafosse, Maire de la ville de Montpellier depuis le 28 juin dernier.

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Bien épaulé par ses deux fidèles conseillers municipaux que sont Sébastien Cote et Michel Calvo, Michael Delafosse a excusé le retard de son adjoint à la protection des populations et aux affaires militaires, retenu « car, comme moi il est professeur et il a souhaité conserver ses fonctions professionnelles et lui, c’est le vendredi qu’il donne la grande partie de ses cours ».

Cela tombe bien, Michel Calvo, délégué à la Ville Fraternelle et Solidaire ainsi qu’aux actions du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) a donc entamé tambour battant ce point presse.

Partant du postulat initial que depuis les années 1960/1970, Montpellier a connu une progression démographique majeure. Seul hic, le taux de pauvreté a malheureusement suivi cette hausse inégalée du nombre d’habitants. Aujourd’hui, plus de 240 000 personnes vivent à Montpellier. Plus de 25% d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, un phénomène encore plus problématique pour les familles monoparentales.

« Certains ont dit quand ils étaient en fonction : « On ne s’en occupe pas donc on n’en parle pas ». Nous, avec mon équipe, nous faisons le choix inverse. On dit et on assume que l’on s’occupe des problèmes du territoire donc on en parle » 

Quel meilleur lancement de la part de Michael Delafosse pour un Michel Calvo, concis, prolixe, mais un peu moins habitué aux micros, et à s’exprimer devant un parterre de journalistes particulièrement attentifs. Pourtant, l’adjoint ne se démonte pas et détaille par le menu un vaste « Plan Pauvreté » qui s’étendra sur 2020, 2021 et 2022.

« On a travaillé consciencieusement sur ce plan depuis notre arrivée au pouvoir et on veut travailler sur plusieurs points », entame l’élu avant d’ajouter que « nous, on va s’occuper de donner un meilleur accès à l’hygiène pour les personnes les plus précaires et notamment les Sans Domicile Fixe (SDF). »

Aider les plus fragiles à bénéficier de conditions sanitaires plus satisfaisantes est certes une bonne chose, mais les aider à avoir une bonne alimentation serait encore mieux. Michel Calvo y travaille. L’élu confirme être en pleine concertation pour « concevoir un marché solidaire sérieux, piloté sûrement par le Secours Populaire Français et pouvoir y développer des approvisionnements et des stocks alimentaires durables ».

Ce ne sont là que deux des onze points inclus dans ce Plan. Certes, mais qui le finance. Là, c’est Michaël Delafosse qui prend la parole et détaille, transparent : « Un euro de l’État, ok, on le prend et en face on met un euro aussi. Là, le maximum que peut mettre l’État c’est 500 000 euros par an. Alors, la Ville met le même montant pour avoir le maximum d’aides de l’État ». Alors, comme le Plan est prévu pour 3 ans, il faut y comprendre que la municipalité y injecte 1,5 million d’euros sur 3 ans et l’État, autant ? « Exactement », confirme, laconique, un Michaël Delafosse aux faux airs d’Expert-comptable à cet instant précis.

Interrogé par un journaliste d’une radio nationale, l’édile a également confirmé « prendre à bras le corps le problème des squats, que ce soit au Zénith, mais surtout à Celleneuve. J’aimerais que tout se règle demain, mais c’est inenvisageable ! Cela prend beaucoup de temps. Chaque cas est long à se régler. Les difficultés sont variées. Nous y travaillerons et nous apporterons notre aide autant que possible »

Qui dit squats, dit parfois, pour les riverains, un sentiment latent d’insécurité. 

Vous avez dit insécurité. Là, c’est Sébastien Cote qui prend la parole. Arrivé en retard, excusé par son patron, l’enseignant, impeccable dans son costume et fait un constat aussi cinglant que dramatique de la situation qu’il a trouvée à son arrivée.

Après avoir rapidement confirmé l’implantation prochaine d’un troisième centre d’incendie et de Secours dans le quartier résidentiel de la Restanque, l’élu en est venu au cœur de son action : la baisse des incivilités, de l’insécurité.

Soucieux de montrer qu’il n’est pas là pour brasser de l’air, l’élu a méthodiquement détaillé son plan à lui pour rendre la vie plus appréciable, aux 276 000 habitants de Montpellier (source : Insee.). Vaste programme.

« Nous allons procéder à l’installation d’une douzaine de nouvelles caméras de vidéosurveillance un peu partout sur le territoire, que ce soit sur la place Faulquier (quartier Antigone, NDLR), autour de la nouvelle gare SNCF Sud de France, comme à la Mosson », annonce le fidèle soutien de Michaël Delafosse. Déjà doté de plusieurs dizaines de caméras, les nouvelles, annoncées ce jour, viendront compléter un maillage déjà consistant sur Montpellier. Et celui-ci n’est sans doute pas près d’être parfaitement fini, au vu de la détermination affichée par l’élu pour « faire  baisser le nombre de toutes ces petites incivilités qui pourrissent notre vie quotidienne ».

« Il faut mettre fin à tous ces petits méfaits qui nuisent à la vie de certains quartiers, là le tag sur un mur, ici une benne grise, une petite poubelle volontairement brûlée par un individu », affirme Sébastien Côte devant un parterre de journalistes, qui n’allaient pas dire le contraire.

L’élu, lui, est convaincu d’avoir trouvé la bonne solution pour réduire ces troubles à la vie publique. Il annonce fièrement, sous le regard complice de Michaël Delafosse, le lancement de la procédure du « Rappel à l’ordre ».

« Suite à une incivilité, on convoquera l’individu à l’hôtel de ville, avec sa famille. On lui rappellera les faits qu’il a commis et on l’incitera fermement à ne pas recommencer ».

Dans les faits, il s’agit de « mettre en place un outil pédagogique, généralement efficace, qui a déjà été utilisé avec succès dans d’autres villes en France, de droite comme de gauche et qui, ici, n’avait jamais été utilisé. Alors que cela existait », appuie Michaël Delafosse, avant de claquer, le regard fixé vers les journalistes : « Vous savez, pour nous, l’impuissance n’est clairement pas un mode de gouvernance. Alors on utilise les outils à notre disposition contre l’insécurité et Sébastien Cote s’y emploie au quotidien».

Cette procédure, inédite sur Montpellier, sera très prochainement mise en place, peu après la mise en place d’une convention écrite et officielle qui sera cosignée par le Procureur de la République et Michael Delafosse, en sa qualité de Maire de Montpellier.

Soucieux de ne pas éterniser ce point presse présentant les dossiers chauds du prochain Conseil Municipal, Sébastien Cote a conclu son propos par un dossier qui lui tient visiblement à cœur : le harcèlement de rue !

« Il faut que chacun soit libre de se vêtir comme il l’entend dans la ville, et surtout les femmes », a lancé, déterminé, Michael Delafosse. Soucieux de régler ce problème et « de permettre à toutes les femmes de circuler dans toute la ville et de ne pas éviter certaines rues à cause de certaines personnes mal intentionnées », Sébastien Cote a annoncé sa volonté forte de mettre en place des actions de formation et de sensibilisation pour les agents de la police municipale. Ces derniers pourront ainsi agir plus rapidement et directement sur le terrain si des faits de harcèlement de rues sont remarqués ou signalés par une personne tierce. La lutte contre le harcèlement n’en est qu’à ses débuts. Mais c’est dans les prochaines semaines qu’on en verra les résultats.

Au travail depuis le 28 juin dernier, Sébastien Cote semble savoir parfaitement où il va et ce qu’il veut faire et comment y parvenir. Sur cet avant-dernier point, il s’agit de rendre beaucoup plus agréable la vie quotidienne pour l’ensemble des Montpelliéraines et Montpelliérains, par rapport à ce qu’elle a pu être dans la dernière décennie. Les prochains mois et les (six) prochaines années nous diront si sa méthode et son volontarisme ont porté leurs fruits, ou si, à l’inverse, la situation sur le terrain s’est encore dégradée. Affaire à suivre, donc.

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