Jean-Marie Bigard, l’humoriste sera aux côtés des Gilets jaunes samedi à Brest. Il devait défiler avec Jérôme Rodrigues, mais les propos de ce dernier concernant la police lui ont fait changer d’avis, il ira sur un rond-point à Brest.
Les propos de M. Rodrigues envers la police de la République sont ignobles. Au nom du ministère, et pour défendre l’honneur de tous les policiers, je dépose plainte. pic.twitter.com/Z505fgrJGY
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 10, 2020
Jérome Rodrigues répond à son tour au ministre de l’Intérieur sur twitter avec aussi une capture d’écran : « vous irez aussi porter plainte face aux insultes qu’ils me lancent ! chez vous la justice ne marche que dans un sens et je le répète vous m’avez mutilé vous m’avez insulté et jamais je ferai silence !«
📢🧔🏻 vous irez aussi porter plainte face aux insultes qu’ils me lancent ! chez vous la justice ne marche que dans un sens et je le répète vous m’avez mutilé vous m’avez insulté et jamais je ferais silence ! pic.twitter.com/VcYsaa8k1Z
— Jerome Rodrigues Officiel (@J_Rodrigues_Off) September 10, 2020
L’enchainement des mots
À propos de son appel à manifester samedi à Paris, Jérôme Rodrigues avait demandé aux manifestants de ne pas donner leur identité en cas d’interpellation. C’est lors d’un échange sur Twitter, avec le syndicat Synergie-officiers que le ton est monté.
Jérôme Rodrigues explique : « dans le pire des cas, vous passerez quatre heures maximum au commissariat. Mais auront-ils suffisamment de place pour nous accueillir ? » Le syndicat Synergie-officiers répond : « nous avons suffisamment de place pour vous accueillir. » Provoquant une nouvelle réponse du leader des Gilets Jaunes : « c’est clair bande de nazis vous irez ouvrir le camp de concentration disponible au nord-est de Paris celui que vous tentez de cacher aux médias. »
Bigard se désolidarise : « moi j’irai pas. Je vais aller à Brest comme ça tranquillement, je trouverai bien un petit rond-point là-bas pour boire un canon… » :
Je viens de voir les propos qu’a tenu Jérome Rodriguez sur la police. Il m’est bien évidemment impossible de les cautionner.
Je me désolidarise donc de Jérome et je refuse de défiler à ses côtés samedi prochain, même si la cause me tenait à coeur. pic.twitter.com/C4wTxglbEO— Jean Marie BIGARD (@JM_Bigard) September 10, 2020