Remaniement, Bercy redevient « puissant », aux commandes : Bruno Le Maire

Remaniement, Bercy redevient "puissant," aux commandes : Bruno Le Maire (CR Twitter)

Remaniement. Renforcé, Bruno Le Maire a été promu ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et obtient la tutelle de trois ministres délégués : Olivier Dussopt pour les Comptes Publics, Agnès Pannier-Runacher pour l’Industrie, et Alain Griset pour les PME.

C’est donc un Bercy puissant que s’apprête à diriger Bruno Le Maire. Une configuration jamais vue depuis Dominique Strauss Kahn, en 1997. Aux commandes pour piloter la relance de l’économie, le ministre qui souhaitait rester tout le quinquennat à ce poste est confirmé dans ses fonctions et plus encore. Il prend la tête de l’ensemble des administrations du ministère, dont il partageait jusqu’ici la responsabilité avec Gérald Darmanin, parti à l’Intérieur.

Une droite plus forte s’installe au sein de ce nouveau gouvernement, avec si on peut encore les appeler ainsi, des ex-socialistes poussés dehors, comme Nicole Belloubet, Christophe Castaner, Didier Guillaume, et Sibeth Ndiaye.

Pilier de cette fin de quinquennat, Bruno Le Maire se retrouve avec une France qui devrait emprunter 260 milliards d’euros cette année : un record ! Comme depuis le début de la crise du coronavirus le ministre de l’Économie va devoir poursuivre une gestion très compliquée de l’économie française, durement touchée par la récession.

Priorité du chef de l’État : l’économie est devenue centrale. Pour rappel, Bruno Le Maire a mis en oeuvre le programme économique d’Emmanuel Macron. Il a porté la loi Pacte sur la croissance et la transformation des entreprises. Une loi qui allège certaines obligations des employeurs et facilite l’intéressement des salariés. Traqueur de l’optimisation fiscale des géants du numérique (GAFA), il se bat aussi à Bruxelles pour obtenir une imposition minimale sur les bénéfices des sociétés. Et depuis le mouvement des Gilets Jaunes débuté en 2018, il semblerait que Bruno Le Maire affiche un certain souci pour répondre aux difficultés des Français les plus modestes. 

Cet ancien secrétaire d’État aux affaires européennes de 2008 à 2009, mais aussi ancien ministre de l’Agriculture de 2009 à 2012 du gouvernement Fillon ambitionne de réformer le capitalisme pour le rendre plus vert et moins inégalitaire. À suivre…

VOIR AUSSI : CPME34, mobiliser pour une croissance durable

VOIR AUSSI : [DIRECT] Jean Castex dévoile son gouvernement