Covid-19 : Pour les maraichers, le printemps s’annonce difficile

Il était un Fruit (© Crédit photo)

Quel avenir pour les maraichers français ? La réponse dépendra comme souvent des consommateurs, invités plus que jamais, à manger des fruits et légumes de saison issus de la production locale. 

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En période de confinement, les maraichers rivalisent d’ingéniosité en attendant des jours meilleurs, pour écouler leur production, au travers des ventes à la ferme, des drives, ou encore des livraisons à domicile.

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En Occitanie, la région a cherché à fédérer les maraichers et agriculteurs via une plate-forme numérique qui met en lien les producteurs et les consommateurs.

Dans l’Hérault, on s’interroge sur l’avenir, entre solidarité et inquiétude

Pour Didier Crabos, directeur de Cofruid’Oc Méditérannée, basée à Saint-Just dans l’Hérault, « nous enregistrons une baisse d’activité (liée à l’organisation Covid-19) de 15 à 20 % », « sur le marché de l’asperge, nous avons eu des pertes provoquées par la fermeture des restaurants et des marchés en France et à l’étranger.

Il continue, « heureusement, il y a eu une mobilisation de la grande distribution pour promouvoir l’asperge et la fraise française. Nos producteurs ont besoin de main d’œuvre, surtout pour la récolte. En pommes, ce sera à partir du mois d’août, très vite pour d’autres productions. […] Nous avons participé aux drives fermiers pour les pommes et asperges mis en place par la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. »

Un position suivie par Laure Vidal, Présidente de l’entreprise montpelliéraine « Il était un Fruit« , qui propose du « snacking » de fruits et légumes séchés et membre de l’AREA Occitanie : « Nous constatons une baisse de notre CA de 40 % en mars et nous évaluons à 60 % celle d’avril. Cependant, la production n’a pas cessé car il faut anticiper la reprise. Nous sommes fournis en pommes par une coopérative locale Cofruid’Oc installée à Saint-Just. Cela nous garantit l’approvisionnement. Sur 20 salariés, les chefs de secteur sont au chômage partiel, deux sont en arrêt pour garde d’enfants ou personnes à risques sanitaires. Deux personnes sont en télétravail à 100% (commercial et administratif). On fait appel à l’intérim pour remplacer 4 absents en production. »