Corinne Ponce-Casanova et Valérie Rouverand publient une lettre ouverte au maire Jean-Paul Fournier, suite au conseil municipal de samedi dernier, le dernier du mandat

Corinne Ponce-Casanova et Valérie Rouverand, membres du groupe Centriste et surtout, candidates sur la liste d’Yvan Lachaud, viennent de publier une lettre ouverte adressée au premier magistrat de la Ville, où elles se questionnent sur sa capacité « à tenir un échange de fond et un véritable débat sur l’avenir d’une ville ».



Monsieur le Maire,

Samedi matin, l’ultime conseil municipal de votre troisième mandature s’est achevé sur un casus belli qui nous a profondément meurtries mais sur lequel nous ne reviendrons pas. La presse s’en est fait un large écho.

Vous seul savez mieux que quiconque les invectives adressées à deux femmes responsables et engagées. Nous retiendrons seulement de ce pathétique événement combien la bienveillance républicaine que nous avons tous eue à votre endroit n’a pas trouvé quelconque reconnaissance dans votre esprit.

Permettez-moi en effet de vous rappeler le point d’honneur que chacun des élus de la ville de Nîmes, opposition dans toute sa diversité et majorité confondues mais aussi, collaborateurs et autres observateurs de la vie publique locale ont mis depuis de longs mois à respecter avec une exemplaire dignité votre incapacité à continuer l’exercice de votre pouvoir de premier magistrat dangereusement abandonné depuis trop longtemps à l’administration.

Et comment ne pas déplorer davantage encore l’absence de regrets exprimés par votre proche entourage ?
De tels comportements ne sont pas plus acceptables dans une assemblée municipale que dans la rue. Hélas, en vous exprimant ainsi, vous avez ouvert la boite de Pandore.

Rassurez-vous pour autant: nous ne pleurnicherons comme vous avez feint de le craindre. Les élues que nous sommes sont armées depuis le temps à rebondir sur vos comportements sexistes. D’autres ressorts plus axés dans l’intérêt général des Nîmoises et des Nîmois nous animent bien au-delà de nos petites personnes.

Mais puisque vous m’avez publiquement ordonné à trois reprises de la fermer, permettez-moi de vous inviter à mon tour monsieur le Maire : « exprimez-vous » !
Rassurez-nous sur votre capacité à tenir un échange de fond et un véritable débat sur l’avenir d’une ville que vous entendez conduire six ans encore. Votre perte totale de sang-froid samedi dernier nous autorise à en douter très sérieusement.

Bien à vous.

Valérie Rouverand        Corinne Ponce Casanova